Malgré les engagements sociaux, l’équilibre budgétaire au centre des priorités du gouvernement

Lors de la 7ème réunion de la Commission interministérielle chargée du déploiement du programme d’urgence de réhabilitation et d’aide à la reconstruction des logements détruits par le séisme, mardi 21 novembre 2023 à Rabat.

Revue de presseEn dépit des multiples engagements sociaux pris par le gouvernement, ce dernier reste attaché à l’équilibre budgétaire, érigé en priorité absolue. Cet article est une revue de presse tirée de l’hebdomadaire La Vie Éco.

Le 31/12/2023 à 21h55

L’analyse d’Attijari Global Research (AGR) est sans équivoque: au Maroc, le contexte actuel ne manque pas de complexité. Une situation qui, d’après les experts d’AGR, complique la mission de construction de la loi de finances au titre de l’exercice 2024 et la rend particulièrement ardue.

Pourtant, comme le relève l’hebdomadaire La Vie Éco, le législateur fait preuve de maîtrise de la situation. «Il fixe ses priorités, définit ses limites, et assure une continuité du processus de réformes», peut-on lire sur le site du magazine. Un constat appuyé par plusieurs chiffres attestant l’ampleur des mesures entreprises.

Ainsi, l’hebdomadaire rappelle que le coût des mesures de lutte contre l’inflation se chiffre à 40 milliards de dirhams en 2022 (dont 22 milliards alloués à la subvention du gaz) puis 10 milliards de dirhams en 2023. A cela s’ajoute le financement de la généralisation de la protection sociale.

Si elle nécessite 35 milliards de dirhams en 2024, la généralisation de la protection sociale devrait coûter, en 2026, 40 milliards de dirhams. En attendant, l’aide annuelle aux sinistrés du séisme s’élève à 1,8 milliard de dirhams dans le cadre d’un plan global de réhabilitation de 120 milliards de dirhams durant cinq ans, rappelle La Vie Éco.

Malgré ses dépenses, la réduction du déficit budgétaire est toujours érigée en priorité absolue au ministère des finances qui, selon l’hebdomadaire, « ne confond pas les priorités ». Ainsi, les projections de 2024 devraient confirmer l’amélioration des équilibres budgétaires du Maroc et emprunter la bonne voie pour atteindre les plafonds cibles de 3% pour le déficit et de 70% pour l’endettement à horizon 2026.

Pour y parvenir, l’hebdomadaire souligne que l’Exécutif compte sur les revenus des taxes de solidarité et ceux prévus des amnisties fiscales (montant cumulé de 11 milliards de dirhams).

En matière d’optimisation, un réel recadrage des programmes sociaux a été effectué pour une réallocation des aides d’un montant de 15 milliards de dirhams.

Par Khalil Rachdi
Le 31/12/2023 à 21h55