Les importations marocaines de mangues et de goyaves bondissent de 40% en une année

Des mangues chez un grossiste.. Jumeau Alexis/ABACA

Les importations marocaines de mangues et de goyaves ont atteint 21.900 tonnes en 2025, pour une valeur de 16,5 millions de dollars, en hausse de 40% sur un an. Elles sont issues en grande partie du Sénégal, d’Espagne et du Burkina Faso.

Le 08/05/2026 à 11h45

Les Marocains sont de plus en plus friands de fruits tropicaux, comme en témoigne la nette dynamique de leurs importations. Il en est ainsi des mangues et des goyaves dont les achats à l’étranger ont atteint 21.900 tonnes en 2025, pour une valeur de 16,5 millions de dollars, rapporte le site spécialisé EastFruit.

Cela représente une augmentation en volume de 40% par rapport à 2024 et près du triple du niveau enregistré il y a cinq ans, avec une croissance annuelle moyenne de 23%. La production nationale étant limitée et expérimentale, les importations restent ainsi la principale source d’approvisionnement du pays.

Si le Mali domine habituellement les importations marocaines de mangues et de goyaves, les retards de sa saison 2025 ont orienté la demande vers le Burkina Faso et le Pérou au printemps. L’Espagne s’est également imposée comme un fournisseur de premier plan, multipliant ses expéditions par sept au second semestre.

En fin d’année, le Sénégal domine le classement des fournisseurs du Maroc avec une part de marché de 21%, suivi de l’Espagne (18%) et du Burkina Faso (15%).

Le Mali a été relégué à la quatrième place, réduisant ses exportations de près de 25% et représentant désormais 12% du marché. Toutefois, estime la même source, le Mali devrait cibler le Maroc de manière plus agressive en 2026 après avoir perdu l’accès au marché européen.

La cinquième place revient au Pérou dont les exportations vers le Maroc ont été multipliées par 4,5, tandis que la Côte d’Ivoire a vu ses expéditions s’apprécier de 25% pour se classer sixième. Les importations en provenance d’Égypte et du Brésil ont, quant à elles, diminué de près de moitié.

Par Lahcen Oudoud
Le 08/05/2026 à 11h45