Le Maroc, nouvelle star du tourisme d’affaires en Afrique, mais…

Panel lors de l'IAAPA Morocco Summit 2026, à Marrakech, l'une des deux destinations MICE du Maroc, avec Casablanca.

Revue de presseLe classement Cvent 2026 place Marrakech et Casablanca parmi les meilleures destinations MICE au Moyen-Orient et en Afrique, mais aucun hôtel marocain ne figure dans le top 10 des établissements régionaux. Une réforme des «Visites mystères» vise à combler ce retard en évaluant la qualité réelle du service hôtelier. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Éco.

Le 25/05/2026 à 19h38

Le Maroc confirme sa montée en puissance sur la scène du tourisme d’affaires avec la publication, le 20 mai 2026, du baromètre Cvent 2026 des destinations et hôtels MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions) au Moyen-Orient et en Afrique. Deux villes marocaines, Marrakech et Casablanca, figurent dans le top 10 des meilleures destinations, confirmant l’attractivité croissante du pays, indique le quotidien Les Inspirations Éco. Le palmarès Cvent, établi à partir de plus de 20 milliards de dollars d’activité de sourcing en 2025 via le Cvent Supplier Network, sert de référence mondiale pour mesurer l’attractivité des destinations et des hôtels dans le secteur MICE.

Marrakech s’impose comme la quatrième meilleure destination MICE de la région, devançant Riyad, Doha et Le Cap. Casablanca, quant à elle, réalise une entrée remarquée à la dixième place, confirmant la montée en puissance des destinations nord-africaines. Le Caire, qui gagne cinq places, atteint la huitième position, illustrant une tendance régionale où le Maghreb gagne du terrain face aux traditionnels hubs du Golfe, lit-on dans Les Inspirations Éco. Si les villes marocaines brillent dans le classement des destinations, l’absence totale d’hôtels marocains dans le top 10 régional des établissements hôteliers révèle un retard structurel. Dubaï conserve la première place, suivie d’Istanbul, tandis que les Émirats arabes unis placent sept hôtels dans le top 10, dont le JW Marriott Marquis Hotel Dubai, indétrônable numéro un. Istanbul, de son côté, compte quatre établissements dans ce classement, illustrant la capacité turque à aligner des unités capables de répondre à des appels d’offres complexes.

Ce retard s’explique en partie par un critère introduit en 2026 par Cvent, explique Les Inspirations Éco: le «bid rate», qui mesure le pourcentage de demandes de propositions traitées par les hôtels. Un faible taux de réponse pénalise mécaniquement une destination, car les organisateurs d’événements privilégient les lieux où la réactivité est garantie. «Un organisateur de congrès qui lance un appel d’offres pour 1.000 nuitées abandonnera rapidement une destination si les retours sont trop lents ou incomplets», explique un expert du secteur, cité par Les Inspirations Éco. C’est précisément pour combler ce déficit de fiabilité et de qualité de service que le Maroc a actionné un levier majeur: la réforme des «Visites mystères».

Lancée officiellement le 14 mai 2026, cette réforme marque un tournant dans l’évaluation des établissements hôteliers. Jusqu’ici, le classement des hôtels reposait principalement sur des critères techniques (infrastructures, équipements). Désormais, la loi n°80-14 intègre la «qualité du service, évaluée dans les conditions réelles du séjour». Les établissements ne sont plus classés de manière définitive: leur classement peut être remis en cause tous les cinq ans si l’expérience client ne répond pas aux standards.

Par La Rédaction
Le 25/05/2026 à 19h38