L’Agence nationale des ports (ANP) a lancé au printemps 2026 une consultation pour la réalisation d’une étude globale visant à mesurer et quantifier les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par ses activités et les trente infrastructures portuaires sous sa tutelle. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’établissement public, indique le quotidien Les Inspirations Éco. Le périmètre de l’étude englobe l’ensemble du littoral marocain, réparti en dix directions régionales (Nador, Tanger, Mohammedia, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Agadir, Tan-Tan, Laâyoune et Dakhla). L’évaluation couvrira l’intégralité des sources d’émissions directes et indirectes, incluant la consommation énergétique des bâtiments, les immobilisations, les achats de matériaux, les transports, les déplacements professionnels et le traitement des déchets.
Sur le plan méthodologique, le prestataire retenu devra s’appuyer sur des référentiels internationaux tels que le Bilan Carbone, le GHG Protocol ou la norme ISO 14064. L’analyse intégrera prioritairement les facteurs d’émission établis par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement afin de s’adapter au contexte énergétique et logistique national. Le projet intègre également une obligation de transparence concernant les marges d’erreur et les incertitudes des données collectées, lit-on dans Les Inspirations Éco. La feuille de route s’articule autour de trois missions principales. La première consistera à analyser le bilan carbone de référence de l’année 2022 et à évaluer les mesures de réduction déjà appliquées par l’ANP. La deuxième mission portera sur la quantification des émissions de l’année 2025, déclinée en rapports par port et par région, et s’accompagnera de la livraison d’un outil de calcul paramétrable. Enfin, une troisième phase sera dédiée à la formation et au transfert de compétences vers les équipes internes de l’ANP pour assurer un suivi annuel autonome. À l’issue de cette étude, un plan d’action prioritaire de réduction des GES, assorti d’une évaluation technico-économique de faisabilité, sera formulé. Il ciblera notamment l’efficacité énergétique, l’électrification des engins de manutention, le développement des énergies renouvelables et l’optimisation des flux logistiques portuaires.




