Al Haouz: la BEI mobilise une seconde tranche de 500 millions d’euros pour la reconstruction post-séisme avec le soutien de l’UE

(De gauche à droite) Dimiter Tzantchev, ambassadeur de l'UE au Maroc, Ioannis Tsakiris, vice-président de la BEI, Fouzi Lekjaa, ministre marocain délégué chargé du Budget.

Le Maroc, la BEI et l’Union européenne ont officialisé, vendredi 5 juin à Rabat, la deuxième tranche du programme «Morocco Post-Earthquake Reconstruction», dotée de 500 millions d’euros. Ce financement s’inscrit dans une enveloppe globale d’un milliard d’euros destinée à accompagner, jusqu’en 2030, la reconstruction et le développement des régions touchées par le séisme d’Al Haouz.

Le 06/06/2026 à 13h00

Le Maroc, la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne (UE) ont formalisé, le vendredi 5 juin 2026 à Rabat, la signature de la deuxième tranche du programme «Morocco Post-Earthquake Reconstruction», d’un montant de 500 millions d’euros.

Cette deuxième tranche s’inscrit dans le cadre d’un financement global d’un milliard d’euros engagé par la BEI en appui aux efforts de reconstruction des régions touchées par le séisme du 8 septembre 2023. Elle est accordée au titre du programme FEDD+ de l’UE et bénéficie, à ce titre, de la garantie de l’Union, indique le ministère de l’Économie et des Finances.

Le programme, explique-t-il, bénéficie de cet appui suivant un dispositif de mise en œuvre s’étendant jusqu’en 2030, afin d’accompagner l’ensemble du cycle d’investissement jusqu’à son terme.

La phase 2023–2025 a porté sur les interventions d’urgence engagées immédiatement après le séisme: reconstruction des infrastructures de base (écoles, centres de santé), remise en état du réseau routier et désenclavement des zones isolées, avec pour objectif le rétablissement rapide des services sociaux essentiels, note le ministère.

La phase 2026–2030, ajoute-t-il, vise à aller au-delà de la reconstruction pour accélérer le développement des régions sinistrées: modernisation des infrastructures routières, amélioration de l’offre éducative et des services de santé, et renforcement de la résilience climatique des territoires affectés.

Transformation des zones affectées

«Ce programme dépasse la seule réponse à une catastrophe naturelle. Il constitue le socle d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la résilience, la cohésion sociale et l’inclusion, visant à transformer durablement les zones affectées en espaces de développement stables et résistants aux chocs futurs», souligne le ministère.

À noter que la BEI accompagne le Maroc depuis 1979, avec un engagement cumulé de près de 11 milliards d’euros. Depuis 2016, cette coopération s’est intensifiée avec plus de 4,7 milliards d’euros mobilisés en appui à des projets structurants tels que le port de Tanger Med, les tramways de Rabat et de Casablanca, ainsi que le développement du réseau autoroutier national.

Par La Rédaction
Le 06/06/2026 à 13h00