Investissements régionaux: 134,44 milliards de dirhams pour les services publics

Les agents de la SRM Casablanca-Settat en pleine opération de curage manuel et mécanique pour assurer l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation.(photo d'illustration)

Revue de presseD’ici 2030, les douze sociétés régionales multiservices engageront un programme d’investissement massif de 134,44 milliards de dirhams pour transformer les infrastructures d’eau, d’assainissement et d’électricité à travers le Royaume. Avec un pic d’investissement attendu en 2027, cette réforme majeure, issue de la loi 83-21, vise à sécuriser l’approvisionnement des territoires tout en modernisant la gestion des réseaux essentiels. Cet article est une revue de presse tirée de La Nouvelle Tribune.

Le 02/11/2026 à 21h55

Les douze sociétés régionales multiservices s’apprêtent à mobiliser une enveloppe financière colossale de 134,44 milliards de dirhams pour financer leurs investissements entre 2026 et 2030. «Cette information majeure provient du rapport sur les établissements et entreprises publics, un document officiel qui accompagne le projet de loi de finances pour l’année 2027», écrit l’hebdomadaire La Nouvelle Tribune.

Ces structures stratégiques ont été créées dans le cadre de la loi 83-21 et sont pleinement opérationnelles depuis la fin de l’année 2025. Leur déploiement s’est effectué progressivement, avec l’entrée en activité de quatre premières sociétés dès 2024 pour couvrir les régions de Casablanca-Settat, de Souss-Massa, de Marrakech-Safi et de l’Oriental. Huit autres ont ensuite complété le dispositif en 2025. Les périmètres géographiques qui restent gérés par Redal et Amendis sont toutefois exclus de ce dispositif.

L’analyse détaillée du calendrier des investissements révèle une concentration particulièrement forte des dépenses au milieu de cette période quinquennale. Après des investissements de 9,18 milliards de dirhams réalisés en 2025, les prévisions font état d’une accélération marquée, avec un montant d’environ 24,9 milliards en 2026. «Les investissements atteindront leur point culminant en 2027, à 39,6 milliards de dirhams, avant de diminuer progressivement pour s’établir à 32,2 milliards en 2028 et à 21,68 milliards en 2029. À ce stade, le montant prévisionnel exact pour l’année 2030 n’a pas encore été rendu public par les autorités compétentes», souligne La Nouvelle Tribune.

Pour structurer cette politique d’envergure, quatre axes prioritaires ont été officiellement retenus afin de répondre aux défis des territoires en matière d’infrastructures. Le premier concerne la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, un enjeu crucial dans le contexte climatique actuel, tandis que le deuxième porte sur le renforcement et la modernisation des réseaux existants. Les deux derniers concernent respectivement les infrastructures d’assainissement liquide et les équipements indispensables à la réalisation des grands projets structurants.

Malgré la précision de ces orientations sectorielles, le rapport reste plus laconique sur la répartition exacte des budgets entre les différents métiers. Le document ne détaille pas les montants respectivement alloués à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité, se limitant à présenter l’enveloppe budgétaire globale de chaque société régionale. Cette approche mutualisée vise à offrir une plus grande souplesse opérationnelle pour répondre aux urgences locales dans chaque région concernée.

Au-delà des chiffres, ce programme d’investissement massif témoigne de la volonté des pouvoirs publics de moderniser durablement la gestion des services de distribution essentiels à la population. En dotant ces douze sociétés régionales de moyens financiers inédits, l’État mise sur une gouvernance unifiée et professionnalisée pour combler les déficits accumulés en matière d’infrastructures.

Les années à venir, et plus particulièrement l’année 2027, durant laquelle les investissements atteindront leur pic, constitueront ainsi un véritable test grandeur nature pour évaluer l’efficacité de ce nouveau modèle de gestion multiservices au service du développement territorial.

Par La Rédaction
Le 02/11/2026 à 21h55