Crédit du Maroc: un premier trimestre 2026 sous le signe de la performance

Le siège de Crédit du Maroc à Casablanca.

Résultat net en hausse de 37,2%, encours de crédits franchissant le cap des 60 milliards de dirhams, coût du risque en reprise nette: Crédit du Maroc publie des indicateurs de début d’exercice qui témoignent d’une dynamique commerciale et financière robuste, portée par une gestion rigoureuse des charges et une maîtrise affirmée du risque.

Le 15/05/2026 à 20h20

Au 31 mars 2026, Crédit du Maroc affiche des encours de crédits en progression de 6,7% sur 12 mois, à 60.519 millions de dirhams (MDH). Mais c’est du côté des financements aux entreprises que la croissance est la plus frappante: +8,2%, à 37.015 MDH.

Trois segments tirent particulièrement la dynamique vers le haut. Le crédit-bail affiche une hausse spectaculaire de 37,9%, signe d’une demande soutenue des entreprises marocaines en matière d’investissement productif. Les crédits à la promotion immobilière bondissent de 16,1%, quand les crédits à l’équipement progressent de 16,9%.

Du côté des ménages, la progression est plus modérée mais régulière: +4,1%, à 22.415 MDH. Les crédits à la consommation enregistrent la plus forte dynamique avec +10,5%, tandis que les crédits à l’habitat avancent de 2,6%.

La solidité de la dynamique commerciale se lit également en passif. Les ressources de la clientèle consolidées atteignent 62.633 MDH à fin mars 2026, soit une hausse de 9,8% sur un an. Ce chiffre confirme que Crédit du Maroc ne se contente pas d’accélérer le crédit, il capte également une base de dépôts en nette expansion.

La hausse est principalement tirée par les ressources à vue, qui progressent de 14,8% à 46.203 MDH, un indicateur fort, car ce type de ressources constitue la matière première la moins coûteuse pour une banque. Les ressources d’épargne atteignent 10.184 MDH (+0,8%) et les ressources à terme 5.029 MDH. La structure du passif clientèle reste donc très favorable: la prédominance des dépôts à vue allège structurellement le coût de la ressource, ce qui constitue un avantage compétitif direct sur la marge d’intérêt.

Le produit net bancaire consolidé ressort à 928 MDH au premier trimestre 2026, en hausse de 4,2% par rapport à la même période de 2025. Cela reflète la bonne tenue de la marge nette d’intérêt et des commissions.

La marge nette d’intérêt s’élève à 739 MDH, en progression annuelle de 12,7%. Cette expansion tient à l’intensification de l’activité de crédit, l’optimisation du coût de la ressource (rendue possible par la structure favorable des dépôts à vue) et la contribution croissante de la filiale Crédit du Maroc Leasing et Factoring, dont le développement du crédit-bail se répercute directement en ligne de marge.

La marge sur commissions s’établit à 143 MDH, en hausse de 7%, portée par les filiales Crédit du Maroc Patrimoine et Crédit du Maroc Assurances, ainsi que par les métiers spécialisés, comme le commerce international et le cash management en tête. Le résultat des opérations de marché, lui, baisse de 43,4% à 72 MDH, impacté par l’activité obligataire dans un contexte géopolitique international défavorable. Ce résultat a été partiellement compensé par le développement commercial soutenu sur l’activité de change.

Digitalisation

Le résultat brut d’exploitation s’inscrit à 509 MDH au premier trimestre 2026, en progression de 6,4%. Ce chiffre est le produit de la croissance du produit net bancaire, mais aussi d’une maîtrise des charges générales d’exploitation, qui se stabilisent à 419 MDH (+1,7% seulement).

Le coefficient d’exploitation s’améliore de 113 points de base pour s’établir à 45,1%. Ce ratio, qui mesure la part du produit net bancaire absorbée par les frais généraux, descend sous le seuil symbolique des 46%. Un signal d’efficacité opérationnelle: chaque dirham de produit bancaire génère davantage de valeur nette.

Sur le front des investissements, la banque a engagé 50 MDH au cours du premier trimestre, majoritairement consacrés à sa transformation technologique. Un choix structurant, qui dessine une trajectoire d’investissement délibérée vers la digitalisation des processus et des services.

Le coût du risque consolidé ressort en reprise nette de 69 MDH au premier trimestre 2026, contre une dotation nette de 62 MDH à la même période en 2025. La différence est donc de 131 MDH entre les deux exercices, le tout s’expliquant par une gestion anticipative et prudente des risques combinée à une bonne performance du dispositif de recouvrement..

Pour autant, la banque ne cache pas ses indicateurs de risque structurel. Les créances en souffrance ressortent à 4.548 MDH, avec un taux de créances douteuses et litigieuses stable à 7,1%. Un niveau relativement élevé, mais stable, signe que la banque a cerné son exposition et la gère sans la laisser dériver. Le taux de couverture atteint 85,1%, ce qui traduit un niveau de provisionnement confortable.

Porté par la croissance soutenue de l’activité commerciale, la maîtrise des charges d’exploitation et la gestion rigoureuse des risques, le résultat net part du groupe ressort à 272 MDH au titre du premier trimestre 2026, soit une progression de 37,2% par rapport au 1er trimestre 2025.

Par La Rédaction
Le 15/05/2026 à 20h20