Attijariwafa bank signe sa première incursion en terre anglophone

Siège d'Attijariwafa bank à Casablanca.

Siège d'Attijariwafa bank à Casablanca. . DR

Revue de pressePrès d’une décennie après sa dernière acquisition sur le continent, le groupe bancaire pose ses jalons au Ghana. Une opération ciblée qui témoigne de la vitalité d’un groupe en quête de nouveaux relais de croissance, entre ambitions africaines et défis de la transformation numérique. Cet article est une revue de presse tirée de Jeune Afrique.

Le 08/11/2026 à 19h22

Le groupe bancaire Attijariwafa bank a officialisé le premier octobre la reprise d’une participation majoritaire dans Société générale Ghana, marquant ainsi sa première incursion historique en Afrique anglophone après presque une décennie sans acquisition sur le continent. Ce choix stratégique s’explique par la forte stabilité institutionnelle et le dynamisme du secteur bancaire ghanéen, qui figure en bonne place dans les classements récents des marchés les plus performants de la région, analyse le magazine Jeune Afrique.

À l’échelle du groupe, cette opération demeure toutefois ciblée et modeste en termes de volume face à la taille colossale de la maison-mère marocaine. Au Maroc, Attijariwafa bank domine largement ses rivaux nationaux, tels que la Banque centrale populaire (BCP) et Bank of Africa, en affichant des résultats financiers nettement supérieurs au premier semestre grâce à une assise domestique extrêmement puissante.

Cette bonne santé financière a été largement portée par les grands chantiers d’infrastructures du royaume, en particulier les investissements colossaux liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030. Les crédits à l’équipement ont ainsi connu une progression spectaculaire, permettant au groupe de capter une part majoritaire de la production de nouveaux crédits dans le pays, lit-on dans Jeune Afrique.

Malgré ce dynamisme, des questions se posent quant à la pérennité de ce rythme effréné une fois les grands chantiers livrés après l’échéance de 2030. Les premiers indicateurs de ralentissement sur le bénéfice global s’expliquent principalement par des charges opérationnelles en hausse dans un contexte inflationniste persistant, même si les analystes estiment que la transition vers d’autres secteurs industriels et d’autres régions continuera de soutenir la demande.

Pour diversifier ses relais de croissance et contrer l’offensive potentielle de nouveaux acteurs numériques comme la néobanque Revolut, le groupe mise activement sur sa propre transformation digitale à travers son plan stratégique. Le développement de solutions innovantes pour les particuliers et l’augmentation des capacités de sa filiale de paiement illustrent cette volonté d’anticiper les mutations du marché, tant au Maroc qu’en Afrique subsaharienne, lit-on dans Jeune Afrique.

Enfin, l’expansion internationale reste un pilier fondamental de la rentabilité d’Attijariwafa bank, ses filiales africaines rapportant proportionnellement plus qu’elles ne mobilisent de bilan. Dans un paysage bancaire panafricain en plein redessinement, où la concurrence des groupes régionaux et internationaux s’intensifie, le géant marocain doit continuer à consolider ses positions pour s’affirmer durablement comme un hub incontournable.

Par La Rédaction
Le 08/11/2026 à 19h22