Une réalisatrice marocaine à l’affiche de la 25ème édition du Tribeca Festival à New York

"Mon Taxi", de la réalisatrice marocaine Meriem Sakrouhi.

Affiche de Mon Taxi, de la réalisatrice marocaine Meriem Sakrouhi.

Rendez-vous majeur du cinéma indépendant mondial, le Tribeca Festival de New York se tiendra du 3 au 14 juin 2026 avec une programmation audacieuse dans laquelle s’inscrit un court-métrage marocain.

Le 27/04/2026 à 14h35

Né dans le sillage du 11 septembre 2001 sous l’impulsion de Jane Rosenthal et de Robert De Niro, le Tribeca Festival s’est imposé depuis 25 ans comme l’un des grands rendez-vous du cinéma indépendant, brassant les styles, à la croisée du film d’auteur, de la musique, du documentaire et des nouvelles écritures visuelles.

À l’occasion de cette édition anniversaire, le festival affiche une programmation d’envergure, avec 118 longs-métrages — dont 103 présentés en première mondiale — et 86 courts-métrages, confirmant son statut de plateforme majeure de lancement international.

Particulièrement marquée par les influences musicales et la culture pop, cette édition mettra en lumière plusieurs événements phares, dont la première mondiale du documentaire consacré à Earth, Wind & Fire — To Be Celestial VS That’s the Weight of the World, réalisé par Questlove — ainsi que Alicia Keys: Girl From Hell’s Kitchen, dédié à Alicia Keys, qui sera à l’honneur lors de la cérémonie de clôture.

Au cœur de cette programmation, le Maroc se fraie un chemin avec Mon Taxi, de la réalisatrice marocaine Meriem Sakrouhi, sélectionné en première mondiale. Présenté dans la section Shorts du festival, ce court documentaire de 8 minutes coproduit entre les États-Unis et le Maroc, raconte une histoire intime et profondément universelle, celle de la réalisatrice. «Pendant des années, appeler son père était devenu un rituel quotidien pour la cinéaste. Après sa disparition, ce besoin de maintenir le lien demeure. Un jour, elle décide simplement de l’appeler», annonce le pitch.

À travers cette prémisse d’une grande simplicité émotionnelle, incarnée par les différentes langues parlées au Maroc, de la darija, au rifain en passant par le français et l’espagnol, Meriem Sakrouhi explore le deuil, la mémoire et la persistance des liens familiaux, avec une sensibilité qui dépasse les frontières culturelles.

Ce n’est pas la première fois qu’une œuvre portée par une narration marocaine trouve sa place au Festival de Tribeca. En 2023 déjà, le rappeur French Montana, de son vrai nom Karim Kharbouch, y avait présenté en première mondiale le documentaire For Khadija, dans la prestigieuse section Gala du festival.

Réalisé par Mandon Lovett, le film retraçait le parcours de l’artiste né à Casablanca et devenu star du rap américain, tout en mettant au centre de son récit sa mère, Khadija, figure essentielle de son histoire personnelle et de son ascension.

Par Zineb Ibnouzahir
Le 27/04/2026 à 14h35