Le dossier du Sahara marocain à l’heure d’un tournant décisif au Conseil de sécurité

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Staffan de Mistura.

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Staffan de Mistura.. AFP or licensors

Revue de presseAlors que le Conseil de sécurité des Nations unies examine à nouveau le conflit du Sahara marocain, les dynamiques récentes révèlent un basculement progressif vers une solution politique pragmatique, sous l’impulsion d’un soutien international croissant à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 26/04/2026 à 19h00

La question du Sahara marocain connaît un regain d’activité au sein du Conseil de sécurité, illustrant une évolution profonde dans l’approche de la communauté internationale face à ce différend régional de longue date. À chaque nouvelle échéance onusienne, il apparaît plus clairement que «la logique de la realpolitik et des solutions pratiques» l’emporte désormais sur les thèses séparatistes, jugées «dépassées», dans un contexte marqué par le retrait croissant de reconnaissances de la prétendue «RASD», indique Al Akhbar dans son éditorial du lundi 27 avril. Les débats récents au sein du Conseil ont mis en lumière des signes tangibles d’un soutien grandissant à la proposition marocaine d’autonomie élargie sous souveraineté nationale, présentée comme «une base sérieuse et crédible» pour résoudre ce dossier.

Cette orientation ne reflète pas seulement un changement dans les positions de plusieurs États influents, mais consacre aussi une conviction internationale de plus en plus partagée: «la solution ne peut être que politique, réaliste et fondée sur le compromis», loin des impasses et des paris irréalistes. Rapportant «des fuites» issues de la séance à huis clos du Conseil de sécurité, tenue vendredi dernier, Al Akhbar évoque des indices forts laissant entrevoir l’imminence d’une résolution définitive de ce conflit artificiel. Lors de cette réunion, Staffan de Mistura, l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara marocain, a souligné que «le processus politique connaissait, à ce stade, une dynamique positive».

Parmi les signaux les plus significatifs d’un dénouement proche, le responsable onusien a évoqué «un élan réel» et «une opportunité véritable» pour avancer vers un règlement durable, dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre dernier. Il a insisté sur l’importance des consultations menées, qui ont permis de «préciser les contours d’une solution politique» alignée sur les résolutions du Conseil appelant à un règlement «réaliste, pragmatique et durable».

Par ailleurs, de Mistura a salué la remise par le Maroc d’une version détaillée de son initiative d’autonomie, estimant qu’elle répondait à une demande antérieure des Nations unies et visait à «clarifier les contours de la proposition». Il a également réaffirmé l’attachement de Rabat à la poursuite du dialogue «exclusivement sous l’égide des Nations unies», y voyant «un indicateur de son engagement» en faveur d’un processus multilatéral piloté par l’organisation internationale, a-t-on pu lire dans Al Akhbar.

À l’inverse, les autres parties se retrouvent de plus en plus isolées, en raison de leur attachement à des options «dépassées», en décalage avec le contexte international actuel, qui privilégie «la stabilité régionale et le développement partagé». Les avancées sur le terrain et sur le plan diplomatique, notamment l’élargissement du réseau de soutien à la marocanité du Sahara et l’ouverture de consulats dans les provinces du Sud, renforcent la position du Maroc et lui confèrent un «élan supplémentaire» au sein de la communauté internationale.

Ce qui se joue aujourd’hui au Conseil de sécurité dépasse le simple cadre d’un débat technique sur un conflit gelé, a écrit Al Akhbar. Il s’agit d’une «reconfiguration progressive de l’approche internationale», mettant fin à des décennies d’attente pour ouvrir la voie à une solution définitive, «qui sauvegarde les apparences de tous» tout en s’alignant sur «les réalités historiques et les faits concrets sur le terrain». Entre la fermeté de la position marocaine et la montée du soutien international à son initiative d’autonomie sous souveraineté nationale, il semble que la communauté internationale s’achemine, «à pas accélérés», vers le dénouement final de ce dossier.

Par La Rédaction
Le 26/04/2026 à 19h00