«Leila et la nuit»: l’histoire de Leila Alaoui bientôt sur grand écran

La photographe Leila Alaoui.

Dix ans après la disparition tragique de l’artiste lors des attentats de Ouagadougou, le réalisateur brésilien Fellipe Barbosa lui consacre un long-métrage intime et puissant. Adapté du roman de Aziz Alaoui et porté par un casting prestigieux mené par Roschdy Zem et Marina Foïs , «Leila et la nuit» s’apprête à faire revivre sur grand écran le destin brisé de cette figure lumineuse de la photographie.

Le 07/07/2026 à 09h00

Le film consacré à la photographe Leila Alaoui sortira prochainement en salles. Intitulé «Leila et la nuit», le long-métrage du réalisateur brésilien Fellipe Barbosa est adapté du roman «Off to Ouaga», signé Aziz Alaoui. «Après la publication du roman, ce grand ami de Leila est venu nous voir, très ému, pour nous demander l’autorisation de l’adapter au cinéma. Mon mari lui a immédiatement répondu que si quelqu’un devait porter cette histoire à l’écran, c’était bien lui», a confié Christine Alaoui dans un entretien accordé à notre média, Le360, en marge du Festival Photo Tanger.

La photographe est décédée à 33 ans lors les attentats de Ouagadougou, en 2016. Sa mère précise que Fellipe et Leila s’étaient rencontrés aux États-Unis, pendant leurs études universitaires. «Dès la première année, ils partageaient les mêmes bancs, portés par une passion commune pour la sociologie, l’ethnologie et le cinéma de Jean Rouch, qu’ils admiraient tous les deux. Que ce projet lui revienne s’inscrivait donc dans une continuité naturelle, profondément fidèle à leur histoire» souligne Christine Alaoui, qui a également participé à l’écriture du scénario.

Au casting, on retrouve Roshdy Zem dans le rôle de son père Aziz, sa fille Nina Zem dans celui de Leila, Marina Foïs dans celui de Christine et Françoise Lebrun dans celui de la grand-mère de Leila.

Cette dernière était française et chrétienne. Elle s’était convertie à l’islam à sa demande persistante pour être enterrée au cimetière Al Imam Souhaili aux côtés de sa petite-fille, Leila. Cet évènement est d’ailleurs retranscrit dans le film.

«C’est l’un des moments les plus bouleversants du film. Ma mère y est incarnée par Françoise Lebrun, immense figure du cinéma français dont la carrière est marquée par plusieurs œuvres majeures du septième art. Sa présence apporte une profondeur et une émotion extraordinaires à cette scène», témoigne Christine Alaoui.

Par Qods Chabâa
Le 07/07/2026 à 09h00