Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par le Pr Mehdi Soufi, directeur du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI d’Agadir, montre qu’une véritable crise secoue cette structure hospitalo-universitaire.
Dans ce message, le directeur du CHU Mohammed VI d’Agadir accuse des parties, qu’il n’a pas explicitement nommées, d’«entraver les stages hospitaliers des étudiants en médecine», rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du mardi 7 juillet. À ce propos, il a précisé que «les autorisations de stage signées favorablement par l’administration du CHU Mohammed VI au profit des étudiants en médecine se heurtent généralement au refus de certains responsables des services concernés par la formation».
Ces refus sont justifiés par le surpeuplement et la saturation des services hospitaliers concernés par les stages, indiquent les mêmes sources. Ce que le directeur du CHU Mohammed VI qualifie de prétexte puisque, a-t-il souligné, «les structures du CHU pourraient accueillir des effectifs importants de stagiaires».
Ces contraintes administratives, poursuit le quotidien, poussent des étudiants en médecine à se tourner vers le Centre hospitalier provincial d’Inzegane, dont la capacité d’accueil ne permet toutefois pas de prendre en charge l’ensemble des demandes. Et certains s’adressent à l’hôpital militaire de Dcheira El Jihadia afin d’y effectuer leurs stages, tandis que d’autres, qui en ont les moyens, se tournent vers les CHU d’autres régions du pays.
Cette situation, explique la même source, montre que les relations entre le directeur du CHU et les responsables des autres services seraient particulièrement tendues. «Comment admettre que des demandes de stage signées par le directeur soient refusées par ses subalternes ?», s’interroge le quotidien. Autant dire que les dysfonctionnements seraient profonds et affecteraient les fondements mêmes de cette structure. «C’est d’ailleurs ce qu’avaient déjà dénoncé des voix syndicales au moment de l’ouverture du CHU Mohammed VI», rappelle le quotidien.




