Le Théâtre Royal de Rabat s’impose désormais comme l’une des grandes réalisations architecturales et culturelles de la scène internationale. Dans un article qui lui est consacré, le journaliste Joseph Giovannini, du New York Times, décrit l’édifice comme une «véritable prouesse architecturale», estimant qu’il contribue à hisser la capitale marocaine parmi les grandes destinations culturelles mondiales.
Le quotidien américain inscrit ainsi le Théâtre Royal dans le cercle très fermé des édifices emblématiques dont l’architecture façonne l’identité d’une ville. Il le rapproche de références internationales telles que l’Opéra de Sydney, l’Opéra d’Oslo ou encore le musée Guggenheim de Bilbao, devenus, au fil des années, des symboles indissociables de leur environnement urbain.
Une architecture inspirée du mouvement de l’eau
Le reportage met en lumière l’architecture spectaculaire imaginée par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid. Édifié sur les rives du Bouregreg, le Théâtre Royal est décrit comme un bâtiment aux lignes fluides, évoquant «une vague qui s’élève au-dessus des salles de spectacle avant de redescendre vers une entrée ouvrant sur des halls aux allures de canyons».
Des espaces intérieurs vertigineux
Le quotidien américain met également en lumière les espaces intérieurs du Théâtre Royal, où se déploient des escaliers entrecroisés aux formes de rubans, des volumes vertigineux et un auditorium dont les loges rappellent la structure d’une géode. Selon le journal, cette architecture prolonge l’expérience scénographique bien au-delà de la scène elle-même.
Le reflet d’une ambition culturelle nationale
Le New York Times souligne les ambitions culturelles plus larges du Maroc. Le directeur artistique et directeur général adjoint du Théâtre Royal, Brahim El Mazned, y voit le reflet de l’engagement du pays envers la culture et les industries créatives comme leviers de développement.
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Le journal relève aussi que le Maroc, longtemps célébré pour son patrimoine architectural traditionnel, se montre pleinement ancré dans le vingt et unième siècle grâce à l’usage de logiciels de conception et de modélisation numérique de pointe qui ont permis de réaliser les courbes complexes de l’édifice.
L’une des dernières œuvres de Zaha Hadid
Le New York Times conclut son reportage en présentant le Théâtre Royal comme l’une des œuvres majeures conçues par Zaha Hadid au sommet de sa carrière. L’édifice conjugue les technologies de construction les plus avancées aux lignes fluides emblématiques de l’architecte, donnant naissance à ce que le quotidien américain considère comme l’un des monuments culturels contemporains les plus remarquables au monde.




