Après avoir séduit son public sous forme de jeu physique, «1001 questions sur le Maroc» entame aujourd’hui sa transformation numérique. Édité à 5000 exemplaires et décliné en arabe, amazigh et français, le concept imaginé par Nadia Larguet est désormais disponible sous forme d’une application mobile gratuite, présentée en avant-première lors du Morocco Gaming Expo de Rabat.
Cette nouvelle version propose, comme son nom l’indique, mille et une questions couvrant différents aspects de l’identité marocaine. Histoire, géographie, patrimoine, musique, sport, cinéma ou encore personnalités du Royaume sont abordés à travers une approche mêlant apprentissage et divertissement. L’application est disponible en sept langues: arabe, amazigh, français, anglais, espagnol, italien et néerlandais.
Pour Nadia Larguet, le passage au numérique répond avant tout à l’évolution des usages. «Le passage du format physique vers une application mobile est né d’un constat simple: les habitudes de consommation ont profondément changé. Aujourd’hui, les gens apprennent, jouent et interagissent principalement à travers les outils numériques», déclare-t-elle.

«J’ai donc voulu porter l’esprit du jeu original sur le support le plus accessible et le plus universel de notre époque: le smartphone», ajoute-t-elle, soulignant que cette évolution permet également d’élargir considérablement le public visé. «Nous touchons désormais la jeune génération, les étudiants, les gamers et les Marocains du monde qui peuvent accéder au jeu là où ils se trouvent», précise-t-elle.
Pour garantir la qualité du contenu, Nadia Larguet s’est entourée d’une équipe de spécialistes reconnus dans leurs domaines respectifs. Michèle Desmottes a travaillé sur les thématiques liées à l’art et à la culture, Olivier Rachet sur le cinéma, Erwan Zaouia sur la géographie, Rachid Boufous sur l’histoire, Brahim El Mazned sur la musique, Fatime Zahra Morjani sur le patrimoine et l’architecture, Najib Tadli sur les personnalités et Hakim Ghazaoui sur le sport.
«Cette aventure est avant tout une œuvre collective. Chaque intervenant a apporté son expertise afin de garantir la qualité et la pertinence de son contenu. La diversité des profils a constitué une véritable richesse et a permis d’obtenir un équilibre entre rigueur et dimension ludique», affirme la créatrice du projet.

Le projet a également bénéficié du travail de correction de Murtada Calamy, de la relecture de Abdelmoula Arafa ainsi que des illustrations et du graphisme réalisés par Myriem Chraibi. La traduction en sept langues a, quant à elle, mobilisé plusieurs spécialistes passionnés de culture marocaine. L’un des principaux défis du projet consistait à rendre accessibles des sujets parfois complexes tout en conservant une dimension pédagogique.
«Le but est de susciter la curiosité. Nous avons travaillé sur plusieurs niveaux de difficulté afin que chacun puisse progresser à son rythme. Certaines questions sont accessibles au grand public, tandis que d’autres s’adressent aux passionnés ou aux joueurs expérimentés», détaille Nadia Larguet. «L’idée est de permettre à chaque bonne réponse d’être une petite victoire et à chaque erreur de devenir une occasion d’apprendre», poursuit-elle.
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Les premiers retours recueillis lors du Morocco Gaming Expo semblent confirmer l’intérêt du public. «Beaucoup de jeunes ont été surpris de découvrir qu’un quiz culturel pouvait être amusant», confie-t-elle. «Ils ont particulièrement apprécié le fait de découvrir des informations sur le Maroc qu’ils ignoraient», ajoute-t-elle.
Le choix de proposer le jeu en sept langues répond également à une volonté d’ouverture vers les Marocains résidant à l’étranger. «Notre objectif est que chaque Marocain du monde puisse découvrir son héritage culturel dans la langue qui lui est la plus familière», souligne Nadia Larguet. «La langue doit être un pont et non un obstacle», insiste-t-elle.
Au-delà de la diaspora, la créatrice estime que l’application peut également constituer un outil de découverte du Royaume pour les étrangers. «Le jeu a été conçu pour tous. La culture générale n’a ni âge ni nationalité», déclare-t-elle. «À travers les questions, les joueurs découvrent l’histoire millénaire du Royaume, ses villes, ses traditions, sa gastronomie, ses monuments, ses personnalités et sa diversité culturelle. Nous espérons qu’il donnera envie à de nombreux utilisateurs de visiter le Maroc», poursuit-elle.
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La phase actuelle d’accès anticipé vise à associer les utilisateurs au perfectionnement de l’application. Les développeurs souhaitent recueillir leurs avis sur l’ergonomie, le niveau de difficulté ainsi que les évolutions à apporter dans les prochaines versions. «Nous voudrions mieux comprendre les attentes de la communauté, tant sur l’expérience de jeu que sur les fonctionnalités à développer. Nous cherchons également à identifier les thématiques qui suscitent le plus d’intérêt afin de continuer à enrichir le contenu», explique Nadia Larguet.
À plus long terme, la fondatrice du projet imagine déjà des compétitions de culture générale à travers le Royaume. «Nous imaginons des compétitions locales permettant aux jeunes de se rencontrer autour du savoir et de la culture», partage-t-elle. «J’aimerais voir émerger une véritable scène de la culture générale compétitive au Maroc, où les établissements scolaires, les associations et les collectivités pourraient participer à des championnats valorisant la connaissance, la réflexion et l’esprit d’équipe», ajoute-t-elle. Et de conclure que «ce jeu devrait déjà avoir reçu un appel d’une chaîne pour le décliner en format télé».




