Le 12 septembre 2026, la Mostra de Venise s’est clôturée sur le sacre de May El-Toukhy, l’une des deux seules femmes réalisatrices de la compétition officielle pour son film «Woman Unknown».
Dans la catégorie Orizzonti, qui réunit les cinéastes émergents, le jury présidé par la française Valérie Donzelli a couronné une autre femme, la réalisatrice maroco-libanaise, en attribuant le prix du meilleur court-métrage à «Quelques instants de bonheur» , qui concourrait avec dix-neuf longs métrages et treize-courts métrages.
Dans ce court métrage de 18 minutes, la réalisatrice qui a grandi à Casablanca, d’un père libanais et d’une mère marocaine, et n’est autre que la petite fille de la célèbre couturière Tamy Tazi, Shaden Tazi suit une jeune réalisatrice qui après avoir quitté Beyrouth pour Paris, suit tétanisée depuis son lit, l’actualité du Liban, alors que les bombardements israéliens débutent.
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Captures d’écran, messages vocaux, archives personnelles, bribes de conversations… la réalisatrice se sert de toute cette matière numérique pour retracer les échanges entre le père resté au Liban et sa fille à Paris. Une façon par ailleurs d’explorer la nature des relations soumises à l’éloignement et les rapprochements des familles par le biais d’écran numériques.
Diplômée de l’Université Columbia en études cinématographiques et médiatiques, son court métrage «Un jour tout va disparaître» a remporté le prix de la Meilleure photographie au Festival du film de Tanger et a été projeté à l’international, notamment au Flickers’ Rhode Island International Film Festival, à l’Arab Film and Media Institute et à la Menart Fair. Elle a bénéficié du soutien des Ateliers Atlas, lors du Festival du film international de Marrakech, en 2025.




