Lancé il y a trois ans, le festival Comediablanca revient cette année dans une version plus ambitieuse. Cinq jours de programmation, une scénographie élargie et l’objectif affiché d’attirer quelque 15.000 spectateurs. La conférence de presse organisée jeudi 23 avril à Casablanca par l’agence Tendansia, porteuse du projet, a levé le voile sur une édition qui entend marquer un tournant.
Jusqu’ici concentré sur deux jours, Comediablanca s’étire cette année sur cinq journées complètes, combinant formation et spectacle vivant. Les 2 et 3 juin seront entièrement consacrés à des masterclasses gratuites, animées par des figures reconnues de la scène comique marocaine: Taliss, Amir Rouani et Mouna Fettou. Une manière pour le festival d’affirmer qu’il entend aussi construire l’humour de demain.
Les 4, 5 et 6 juin, c’est le Complexe Mohammed V qui prendra le relais, avec trois soirées aux programmes bien distincts.
Le 4 juin ouvrira le bal avec un gala 100% marocain présenté par Taliss, véritable vitrine de la scène nationale. Oussama Ramzi, Saïd & Wadie, Ayoub Idri, Rachid Rafik, Driss & Mehdi, Fadwa Taleb ou encore Wahiba Bouya figureront parmi les noms à l’affiche — un plateau généreux qui dit l’effervescence actuelle de l’humour marocain.
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Le lendemain, le 5 juin, place à Jalil Tijani pour une version revisitée de son spectacle «Jeux de Société», enrichie de nouvelles séquences et d’invités surprises. Un solo attendu par un public déjà conquis par l’humour acéré et l’univers singulier de cet artiste.
Le 6 juin fermera le festival sur une note résolument ouverte au monde, avec un gala francophone orchestré par Kheiron en maître de cérémonie. Laurie Peret, Mimo Lazrak, Mehdi Boussaidan, Doully, John Sulo et Hamaka partageront la scène lors d’une soirée de clôture pensée comme un dialogue entre les différentes sensibilités de l’humour international.
«Comediablanca s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de transformation profonde, où le rire devient un véritable levier de structuration culturelle», résume Myriam Bouayad, cofondatrice de l’événement. Son associé Saad Lahjouji parle, lui, d’une ambition «continentale et internationale», avec en ligne de mire un rayonnement qui dépasse largement les frontières du Maroc.
Un village immersif viendra compléter le dispositif, pensé comme un espace de vie et d’échanges en marge des scènes.



