À Mawazine, Ninho met l’OLM Souissi en ébullition avant Maroc-Écosse

Ninho, rappeur français lors de l'ouverture de la 21ème édition du Festival Mawazine (K.Sabbar/Le360).

Le 20/06/2026 à 11h48

VidéoDevant une foule compacte réunie à l’OLM Souissi, Ninho a donné le coup d’envoi de la 21ème édition du Festival Mawazine, vendredi 19 juin. Pendant plus d’une heure, le rappeur français a revisité ses plus grands succès dans une ambiance électrique, avant de laisser place à un autre temps fort de la soirée: le match des Lions de l’Atlas, suivi avec passion par les festivaliers.

À 21h47 précises, les premières notes ont résonné sur la scène de l’OLM Souissi, donnant le coup d’envoi de l’un des concerts les plus attendus de cette édition de Mawazine. Accueilli par les cris de milliers de spectateurs, Ninho a fait une entrée triomphale devant une foule acquise à sa cause.

Pendant près d’une heure et quart, le rappeur français a enchaîné les titres qui ont façonné son ascension fulgurante, naviguant entre rap incisif, mélodies plus douces et morceaux aux accents sentimentaux. Considéré comme l’artiste le plus certifié de l’histoire du rap français, avec plus de 80 singles de diamant à son actif, il a offert au public rbati un condensé de ses plus grands succès.

De «Binks to Binks Part 2» à «Air Max TN», en passant par «La vie qu’on mène» et «Dis-moi que tu m’aimes», chaque morceau a été repris en chœur par une foule qui connaissait les paroles sur le bout des doigts, transformant l’esplanade de l’OLM Souissi en un immense karaoké à ciel ouvert.

Le point d’orgue de la soirée est sans doute survenu avec «Lettre à une femme». Dès les premières notes, des milliers de téléphones se sont illuminés dans la nuit tandis que le public reprenait en chœur chaque parole du morceau. Un moment de communion rare qui a confirmé le statut particulier de ce titre, devenu au fil des années l’un des hymnes incontournables du répertoire de Ninho.

Bien avant l’ouverture des portes, l’attente était déjà palpable aux abords de l’OLM Souissi. Entre deux selfies et quelques refrains fredonnés, les fans échangeaient sur les chansons qu’ils espéraient entendre. «J’espère qu’il va chanter ‘Dis-moi que tu m’aimes’, ‘Binks to Binks’ et ‘Lettre à une femme’», confiait une jeune spectatrice quelques heures avant le concert. Une attente largement récompensée au terme de la prestation.

Mais cette soirée d’ouverture de Mawazine avait une saveur particulière. Car si Ninho occupait le devant de la scène, un autre rendez-vous mobilisait déjà les conversations: le match des Lions de l’Atlas, diffusé un peu plus tard sur écran géant. «On va profiter du concert à fond, mais juste après, direction l’écran pour soutenir le Maroc», expliquait la jeune femme. Une manière de résumer l’atmosphère de cette soirée où la ferveur musicale s’est mêlée à la passion du football.

Plus loin dans la foule, un autre fan expliquait suivre Ninho depuis plusieurs années. «Je suis fan de lui depuis environ six ans et j’aimerais beaucoup qu’il chante ‘Everyday’», confiait ce jeune homme. «J’aime son style, son univers et son originalité. Pour moi, c’est l’un des meilleurs rappeurs français», assurait-il.

Plusieurs festivaliers mettaient, quant à eux, en avant la portée des textes du rappeur, qu’ils considéraient comme l’une des principales raisons de son succès auprès du jeune public. «Ce qu’on aime le plus chez lui, ce sont ses paroles», expliquait un groupe de jeunes. «Ses chansons parlent à notre génération. Elles encouragent à avancer, à travailler et à croire en soi. On a hâte de le voir sur scène», concluaient-ils.

Et ils n’ont pas été déçus. Porté par une foule très réceptive, Ninho a multiplié les interactions avec son public, transformant la scène en véritable caisse de résonance géante. Chaque refrain déclenchait des vagues de chants, de sauts, de cris et de téléphones levés vers le ciel.

À la fin du concert, les festivaliers ont à peine eu le temps de reprendre leur souffle. Dans la foulée, la diffusion du match des Lions de l’Atlas a pris le relais, prolongeant cette atmosphère festive qui régnait déjà sur l’OLM Souissi. Avec une scène comble, un artiste au sommet de sa popularité et un public réceptif, cette première soirée de Mawazine 2026 a donné le ton d’une édition qui s’annonce déjà prometteuse.

Par Ryme Bousfiha et Khadija Sabbar
Le 20/06/2026 à 11h48