Tahar Ben Jelloun

Ma semaine

"Tahar Ben Jelloun est sans conteste l'écrivain marocain le plus renommé au monde. Bien avant ""La nuit sacrée"", suite de ""L'enfant de sable""| qui lui a valu le prix Goncourt en 1987| il avait su séduire les plus exigeants des lecteurs et critiques avec des romans des plus saisissants et indéfinissables les uns que les autres. ""Harrouda""| ""Moha le fou| Moha le sage"". Des romans/poèmes| tant Ben Jelloun ne peut être cantonné à un genre| lui qui interpelle l'oralité propre à la culture originelle pour détourner la langue d'écriture et la rendre plus belle que jamais| plus que jamais parlante| et porteuse."

Assassinat d’une famille
Ce que font certains colons en Cisjordanie est de l’ordre du crime. Quatre hauts gradés israéliens viennent de condamner sévèrement les actions de ces colons. Ils ont dit: «Ce sont des pogroms purs et simples».
La passion du Mal
Le psychiatre de Fès qui vient d’être condamné à 20 ans de prison ferme pour avoir exploité sexuellement ses patientes en état de faiblesse et de vulnérabilité, est en principe un homme qui a fait des études, qui a reçu une bonne éducation et qui aurait cédé à des désirs malsains tout en sachant ce qu’il faisait. Il portait en lui le Mal au même titre que ses diplômes de médecine.
«Rue Malaga»
Les bons films sont rares. Alors quand, par miracle, quelqu’un parvient à nous émouvoir avec une histoire humaine, on se passe le mot: «Allez voir “Rue Malaga“ de Maryam Touzani!». Ce film est un jardin fleuri, une plage de temps suspendu, une fenêtre largement ouverte sur la vie quand elle est faite de belles choses. Un bijou délicat et modeste. Une pure merveille.
Terreur pour tous
Encore une fois, je tiens à rappeler combien le Maroc a eu raison de rompre tout lien avec le régime iranien, lequel avait choisi d’apporter son soutien à notre voisin de l’Est et, entre autres, d’assurer l’entraînement d’éléments du Polisario. Le régime iranien est aujourd’hui isolé. Hormis le Pakistan et l’Irak, il n’a pas reçu de soutien réel.
Leila Shahid
Leila Shahid est partie. La cause palestinienne perd une voix, une personnalité que tout le monde admirait et respectait y compris parmi ses débatteurs israéliens. Leila était mon amie. Le hasard de la vie a fait que nous ne nous sommes pas vus souvent ces derniers temps. Je le regrette amèrement.
Piraterie
Un livre publié à Casa, en arabe classique, a toutes les chances de se retrouver dans les jours qui suivent sa sortie sur les trottoirs de Beyrouth, du Caire ou de Damas. S’il est en français, les pirates attendent qu’il soit traduit en arabe pour s’en emparer et le vendre sans donner aucun centime ni à l’éditeur ni à l’auteur. C’est du vol permis, entré dans les mœurs.
Une maison pleine
«Le soleil se lève deux fois» est le premier roman de Soundouss Chraïbi. Soundouss est de ma famille. C’est la fille de l’un de mes neveux. Je dois vous dire qu’à aucun moment je n’ai ni lu ni eu vent de ce roman. Je ne suis intervenu nulle part pour qu’il soit publié. C’est en toute transparence et en toute sincérité que je recommande aujourd’hui la lecture d’un premier roman courageux, écrit avec rigueur et exigence.
Crime contre l’humanité
Crime contre l’humanité. C’est ainsi que des observateurs, des journalistes et des familles de victimes caractérisent ce qu’a fait le régime abject de Téhéran. Et il est toujours en place. Par le sang versé, par la peur distillée, par la haine du peuple et par l’arrogance d’assassins sans le moindre scrupule.
Une victoire molle
Parmi les dégâts collatéraux de la CAN, il y eut quelques incidents où le racisme a pointé son nez. Les réseaux sociaux se sont chargés de diffuser des images et des commentaires peu amènes sur le Maroc et l’équipe des Lions de l’Atlas. Des expressions choisies afin de blesser. Des mots sentant mauvais. De la puanteur et de la bêtise.
Un dimanche pas comme les autres
Nous sommes atterrés. Nous sommes au-delà de la déception normale. On sent que le match ne s’est pas déroulé normalement, surtout vers la fin. La comédie dramatique du retrait puis le retour sur la pelouse, ne passe pas dans notre façon de considérer le football et nous laisse dans l’embarras et la colère.