La lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une accélération spectaculaire. En 2025, les services douaniers ont intercepté pas moins de 77,67 tonnes de résine de cannabis, soit une hausse vertigineuse de 103% par rapport à l’année précédente. Même tendance pour les comprimés psychotropes, dont les saisies ont plus que doublé pour atteindre 576.529 unités (+110%). Quant aux drogues dures, elles ne sont pas en reste. 1.375 kg de cocaïne et assimilés ont été saisis, en progression de 83%.
Ces performances s’expliquent notamment par un renforcement de la coordination opérationnelle et une mobilisation accrue des équipes sur le terrain, indique l’ADII dans son dernier rapport annuel. Face à des réseaux transnationaux toujours plus organisés, la douane a visiblement musclé ses méthodes et affiné ses stratégies.
Autre indicateur frappant, la contrebande de cigarettes. En 2025, pas moins de 843.854 unités ont été saisies, contre 254.388 en 2024, soit une hausse spectaculaire de 231%. Cette progression témoigne de la vigilance renforcée des services de contrôle, même si le phénomène reste bien ancré. La dernière étude de prévalence fait état d’un taux de pénétration de 1,37%, en légère hausse, confirmant que la bataille est loin d’être gagnée.

Au-delà des stupéfiants et du tabac, la lutte contre la contrebande au sens large a également franchi un cap. Grâce à une exploitation plus fine du renseignement et à l’usage accru de technologies modernes, notamment des techniques de contrôle non intrusives, les douanes ont saisi des marchandises d’une valeur globale de 388 millions de dirhams, en hausse de 36,6%. Une performance qui illustre l’efficacité d’un ciblage opérationnel plus précis et d’une meilleure analyse des risques, tout en maintenant la fluidité des échanges légaux.
Parallèlement, la guerre contre la contrefaçon s’est intensifiée. 697 dossiers ont été traités en 2025, donnant lieu à 71 suspensions et à la saisie de près de 896.000 articles contrefaits, pour une valeur estimée à 11,1 millions de dirhams. Téléphonie, habillement, tissus ou encore parfumerie figurent parmi les secteurs les plus touchés.
Ces actions ont été appuyées par des programmes de formation, de sensibilisation et par une coopération internationale renforcée, notamment dans le cadre d’opérations menées avec Interpol et l’Organisation mondiale des douanes, ciblant en particulier les médicaments falsifiés et produits pharmaceutiques contrefaits, ajoute la même source.




