Soupçons autour d’un terrain à Agadir: Al Omrane livre ses précisions

Le siège du groupe Al Omrane.

Une affaire de cession foncière impliquant Al Omrane-Agadir a récemment fait l’objet de plusieurs articles de presse faisant état de soupçons de spéculation, de conflit d’intérêts et de contournement des règles encadrant la cession du foncier public. Certains médias ont notamment évoqué le cas d’une parcelle de 92 m² destinée à la construction résidentielle, cédée pour 466.000 dirhams avant d’être revendue, le même jour, à un autre acquéreur pour 720.000 dirhams.

Le 03/09/2026 à 12h09

Cette présentation appelle toutefois plusieurs précisions. Selon une source autorisée au sein du Groupe Al Omrane, l’opération ne correspond pas à une acquisition et une revente réalisées le même jour au sens où elles auraient toutes deux été initiées à cette date. Le dossier remonte en réalité à 2012, année au cours de laquelle la bénéficiaire concernée avait réservé le lot auprès de l’opérateur public et versé une avance. Une commission centrale d’inspection avait par ailleurs été diligentée afin d’examiner les différents éléments relatifs à cette opération et d’en vérifier la conformité aux procédures en vigueur.

Les deux actes auraient été établis par le même notaire à quelques dizaines de minutes d’intervalle, faisant apparaître une plus-value de plus de 270.000 dirhams.

Une chronologie à rétablir

La même source tient toutefois à rétablir la chronologie du dossier. Il s’agit d’une opération qui remonte à 2012 et non d’une acquisition nouvelle, affirme-telle.

En 2012, la bénéficiaire concernée avait réservé un lot de terrain auprès d’Al Omrane et versé une avance. Ce n’est que plusieurs années plus tard que la situation administrative et financière de ce dossier a été finalisée conformément au processus de commercialisation en vigueur.

Plus précisément, à la fin de l’année 2023, le Groupe Al Omrane avait lancé une campagne nationale de recouvrement des créances et de finalisation des dossiers en instance auprès de l’ensemble de ses filiales régionales. C’est dans ce cadre que la bénéficiaire a été invitée à régulariser sa situation, en s’acquittant du complément restant dû et en finalisant les formalités liées à l’acquisition.

Pour Al Omrane, cette précision est déterminante pour comprendre l’opération. La présentation consistant à la résumer à un simple «achat et revente le même jour» ne restituerait pas l’intégralité de la chronologie contractuelle. La relation entre la bénéficiaire et Al Omrane aurait ainsi débuté en 2012, tandis que l’année 2023 correspondrait au règlement du solde et à la finalisation administrative de l’acquisition.

La même source précise, par ailleurs, que le Groupe Al Omrane avait diligenté une commission centrale d’inspection afin d’examiner les différents aspects de l’opération. Les vérifications menées ont permis de confirmer que l’opération s’inscrivait dans le cadre de la finalisation d’une acquisition initiée depuis 2012, et que les procédures appliquées étaient conformes aux dispositions en vigueur.

Par La Rédaction
Le 03/09/2026 à 12h09