Consacré à la souveraineté sanitaire et la recherche clinique, le mémorandum d’entente entre le ministère de la Santé et AstraZeneca note le communiqué, «établit un cadre global de coopération destiné à appuyer les priorités nationales en matière de santé publique, à développer la recherche clinique et à contribuer au renforcement durable du système de santé du Royaume». Il place explicitement «la souveraineté sanitaire du Royaume, la protection des données à caractère personnel ainsi que les principes éthiques de la recherche scientifique au cœur de ses priorités».
Le texte engage les deux parties à intensifier les programmes de dépistage et de détection précoce des maladies chroniques. Il prévoit également le développement de solutions numériques innovantes fondées sur des parcours de soins intégrant les technologies d’intelligence artificielle et les recherches avancées.
La production et l’exploitation de données issues de la vie réelle constituent un autre axe central. L’objectif, selon le communiqué, est «d’optimiser la prise de décision en santé et d’orienter les études médicales». Le partenariat intègre en outre un volet de renforcement de la formation continue des professionnels de santé et de développement de leurs compétences dans les domaines du numérique, de l’innovation et de la recherche.
Le ministère de la Santé et AstraZeneca œuvreront parallèlement à explorer les perspectives d’extension de l’initiative «Santé cardiaque en Afrique». Cette plateforme intégrée, précise le communiqué, vise à «améliorer la prise en charge des maladies cardiovasculaires et rénales, à travers des modèles de soins innovants et des services de proximité appuyés par des solutions digitales et des études scientifiques de terrain».
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Ce partenariat «s’inscrit dans le cadre des ambitions nationales visant à développer des initiatives scientifiques et de recherche à fort impact dans le domaine de la santé publique». Il se veut en cohérence avec les orientations stratégiques du Ministère pour la modernisation du secteur et l’amélioration de la qualité des services destinés aux citoyennes et aux citoyens.
La signature de ce mémorandum consacre une vision partagée de la coopération en santé, où la coordination et l’action conjointe s’articulent autour de domaines stratégiques et prioritaires relevant de la recherche et du développement. Le texte engage les deux parties à renforcer cette coordination de manière durable, en inscrivant leurs efforts dans une dynamique de long terme au service des objectifs nationaux.
Cependant, il est à noter que ce cadre institutionnel de coopération «place la souveraineté sanitaire du Royaume au cœur de ses priorités, de manière à servir les grands objectifs nationaux et à garantir la pérennité de l’impact positif sur la santé publique». Cette clause, soulignée dans le communiqué, réaffirme la primauté des intérêts sanitaires nationaux et la protection des données à caractère personnel comme piliers indissociables de toute initiative scientifique ou technologique déployée dans le cadre de cet accord.



