Rabat: quel avenir pour les douars Hajja, Doum, Maâdid et Bizanta?

La mairie de Rabat.

Municipalité de Rabat. . DR

Revue de presseLes habitants des Douar El Hajja, Douar Ed-Doum, Maadid et Takadoum sont inquiets, à propos d’éventuels projets d’éviction dont ils entendent parler. Des sources internes au conseil municipal de Rabat indiquent qu’un plan de requalification in situ sera prochainement adopté. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 03/06/2026 à 18h45

Situés dans des zones stratégiques de la capitale, les quartiers de Douar El Hajja, Douar Ed-Doum, Maadid et Takadoum font l’objet d’analyses croisées entre les autorités locales, habitants et ONG. Depuis plusieurs mois, en l’absence de données officielles détaillées, les interrogations, inquiètes, se font insistantes parmi les familles, à propos du maintien de leurs logements ou de l’application de mesures de relogement. Ce contexte a «temporairement limité les initiatives privées de rénovation ou d’extension du bâti au sein de ces secteurs», indique Al Akhbar de ce jeudi 4 juin.

Des informations émanant du conseil municipal de la ville de Rabat précisent les orientations techniques retenues pour ces groupements d’habitations, relaie le quotidien. Selon des analyses structurelles effectuées, «ces périmètres répondent aux critères requis pour une intégration directe dans la trame urbaine de la capitale». Par conséquent, «l’option d’une restructuration technique et d’une mise à niveau réglementaire est privilégiée par les instances décisionnelles, remplaçant les scénarios initiaux d’éviction globale ou de démolition, dont le coût financier s’avérait particulièrement élevé», écrit Al Akhbar.

Selon le quotidien, le programme opérationnel s’articule autour de la modernisation des infrastructures publiques essentielles. Les interventions programmées concernent la mise en conformité des réseaux d’adduction d’eau potable, l’extension des lignes de distribution électrique et la restructuration du système d’assainissement liquide. Parallèlement, «les opérations intègrent le reprofilage des voies de circulation interne, la réorganisation des espaces publics et la consolidation du tissu social existant afin de stabiliser la situation socio-économique des ménages résidents», indique le quotidien. Les associations locales et les collectifs de défense des droits humains soulignent pour leur part «la nécessité d’appliquer une méthodologie participative tout au long des phases d’exécution», relaie Al Akhbar, qui précise que «leurs revendications portent sur l’établissement de cadres contractuels précis et de garanties juridiques explicites concernant les droits de propriété et la protection des biens». L’instauration d’un calendrier précis des interventions et d’une communication institutionnelle régulière est identifiée comme un facteur clé pour encadrer la mise en œuvre de cette transition urbaine.

Par La Rédaction
Le 03/06/2026 à 18h45