Le Conseil national de l’ordre des architectes (CNOA) a organisé, ce samedi 16 mai 2026 à Rabat, la première édition du Forum des architectes du public, placée sous le thème des «Mutations stratégiques et responsabilités territoriales».
Cette rencontre inaugurale s’inscrit dans le prolongement des orientations royales de Sa Majesté le roi Mohammed VI, qui appelle à faire des régions un véritable levier de développement, dans la perspective d’un Maroc moderne et prospère avançant à une vitesse unique et non à deux vitesses comme c’est le cas aujourd’hui.
Tenu au Palais des Congrès de Rabat-Salé, ce forum national a réuni des architectes exerçant au sein des administrations publiques, des collectivités territoriales et des agences urbaines. Selon les organisateurs, l’objectif est de créer un espace de réflexion, d’échange et de concertation autour des enjeux propres à l’exercice de l’architecture dans le secteur public, du rôle stratégique de l’architecte dans les politiques territoriales, ainsi que de la contribution de l’architecture publique à l’amélioration du cadre de vie.
Les travaux ont été articulés autour de thématiques majeures, portant notamment sur la gouvernance territoriale, la mission stratégique de l’architecte public et les perspectives institutionnelles de structuration et de renforcement de cette composante essentielle de la profession.
Il convient de souligner que l’architecte public sera appelé à jouer un rôle central dans l’élaboration et la mise en œuvre des futurs schémas directeurs des territoires ruraux. Dans le cadre de la vision royale, une enveloppe d’investissement de 208 milliards de dirhams est prévue pour le développement des régions au cours des dix prochaines années.
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À travers ce forum, Chakib Benabdellah, président du Conseil national de l’ordre des architectes, a pris la parole: «Notre institution exprime sa volonté de renforcer le dialogue avec les architectes du secteur public et de promouvoir une approche collective et participative au service de l’architecture, des territoires et de l’intérêt général». Il a conclu son intervention en appelant à renouer les liens avec les architectes du secteur privé.
La secrétaire générale s’est également exprimée: «Nous cherchons aujourd’hui à nous pencher sur les préoccupations des architectes exerçant dans le secteur public et à identifier les moyens de surmonter les contraintes liées à leur promotion et à leur revalorisation». Elle a également rappelé que «l’architecte, qu’il exerce dans le secteur public ou dans le secteur privé, partage les mêmes préoccupations et la même sensibilité».
Pour mémoire, le Conseil de l’Ordre ne compte à ce jour que 1.000 architectes issus du secteur public et ambitionne d’élargir significativement cette adhésion.




