Après une série de débrayages et de mouvements de colère contre le projet de loi n°16.22 relatif à l’organisation de leur profession, les Adouls du Maroc ont repris leur travail, mercredi 29 avril, dans tous les bureaux adoulaires du pays. La reprise a été décidée par le bureau exécutif de l’Instance nationale des Adouls suite à l’adoption du projet de loi en question, mais en annonçant son intention d’engager une procédure dans ce sens auprès de la Cour constitutionnelle. D’après Assabah de ce jeudi 30 avril, «l’Instance nationale des Adouls a mis fin à la grève dans le but d’assurer la continuité du service public, prévalant l’intérêt général».
En dépit de la reprise de leur travail, cette source indique qu’un communiqué de l’Instance nationale des Adouls affirme que «la version du texte validé dans le circuit législatif n’a pas pris en compte les amendements de fond revendiqués par les professionnels de cette activité». De plus, l’amendement de l’article 67 de la nouvelle loi, relatif au nombre de témoins requis, demeure contesté, notamment en raison de l’absence d’une mention explicite du témoignage des femmes. D’autres articles, quant à eux relatifs à l’autonomie de la profession et de son développement n’auraient pas été amendés, en tenant en compte les revendications des professionnels.
C’est pourquoi, indique le quotidien, «l’Instance nationale des Adouls compte saisir la cour constitutionnelle à cause de l’inconstitutionnalité de certains articles», estimant que ces dispositions constituent des violations manifestes des principes constitutionnels et des droits acquis. De même, l’Instance nationale des Adouls réaffirme son engagement à poursuivre son plaidoyer professionnel et institutionnel afin d’améliorer les dispositions du texte législatif, tout en insistant sur l’unité et la cohésion affichées par le corps des Adouls durant les moments de crise.
Cependant, explique le quotidien, «la décision de reprise du travail aurait provoqué des réactions au sein des conseils régionaux des Adouls». Certains ont estimé que cette décision était une «initiative responsable», prenant en considération les intérêts des citoyens, alors que d’autres auraient considéré le retour comme un «rétropédalage». Lors de la deuxième lecture du projet de loi relatif aux adouls, rappelle Assabah, les députés de la Chambre des représentants ont mis l’ensemble de la profession devant le fait accompli, en faisant valider le texte par 77 voix pour, et 39 contre.




