Fès-Meknès: les pluies d’avril boostent les cultures et annoncent une année agricole de tous les records

Vue des parcelles de cultures printanières situées dans la province de Moulay Yaâcoub. (Y.Jaoual/Le360)

Le 19/04/2026 à 14h59

VidéoGrâce aux précipitations régulières de mars et avril, les cultures printanières de la région Fès-Meknès affichent une dynamique favorable. Ces pluies complètent le cycle entamé en début de saison et stabilisent l’état du couvert végétal sur l’ensemble du territoire. Reportage.

Après les premières pluies de décembre, le calendrier agricole national s’est poursuivi avec une pluviométrie stable au cours des mois de mars et avril. Dans la région de Fès-Meknès, ces précipitations ont favorisé la reconstitution de l’humidité des sols, ce qui a eu un effet direct sur les parcelles cultivées et les zones de parcours.

À Ghouazi, dans la province de Moulay Yaâcoub, le paysage agricole témoigne de ce changement. Le couvert végétal a repris son cycle de développement, qu’il s’agisse des céréales ou des légumineuses, des cultures centrales pour les agriculteurs de cette zone proche de Karia Ba Mohamed.

«Le cours de la saison agricole actuelle est exceptionnel», affirme Abdelaziz Belmehdi, agriculteur dans la province. Selon lui, les précipitations enregistrées dès la fin du mois de décembre ont permis de franchir les étapes critiques liées au manque d’eau. «Nous constatons aujourd’hui les résultats directs de cette pluviométrie sur les céréales et les légumineuses qui font la spécificité de notre terroir», ajoute-t-il.

La période printanière a également permis de stabiliser les opérations de semis. Ali Ben Abbou, exploitant local, explique que les pluies de mars et avril ont directement contribué à l’amélioration de la teneur en eau des sols.

«Les cultures printanières, qui dépendent de la pluie, se développent dans des conditions favorables. Nous avons procédé au semis du pois chiche, des lentilles et des haricots», précise-t-il. Pour cet agriculteur, si la régularité des pluies se maintient durant les prochaines semaines, les niveaux de rendement seront élevés, ce qui influencera la stabilité des prix de vente sur les marchés.

Cette situation profite à une large diversité de filières, comme le souligne Bouchta Lekrabch, membre de la Chambre d’Agriculture de la région Fès-Meknès : «Les dernières précipitations ont augmenté le taux d’humidité des sols, créant un environnement propice à la croissance des légumineuses, du maïs, de la betterave sucrière, du tournesol et des légumes de saison

Au-delà des cultures, l’impact se mesure aussi sur les zones de pâturage. «Nous observons une régénération des prairies naturelles, ce qui permet de réduire la demande sur les aliments de bétail industriels et de diminuer les charges financières pour les éleveurs de la région», indique Bouchta Lekrabch.

Il estime que la région Fès-Meknès, en tant que pôle agricole majeur, est en mesure de réaliser des volumes de production significatifs, soutenant ainsi l’économie locale et la sécurité alimentaire nationale.

Sur le terrain, les agriculteurs suivent désormais l’évolution quotidienne du couvert végétal. Les projections actuelles tablent sur une disponibilité des produits dans les mois à venir. Dans ce cadre, les professionnels du secteur insistent sur la nécessité de maintenir un encadrement technique constant et de faciliter l’accès aux dispositifs d’appui pour optimiser l’usage des ressources hydriques disponibles.

Par Youssra Jaoual
Le 19/04/2026 à 14h59