Envolée des prix des œufs après une parenthèse d’abondance

Les prix des œufs repartent à la hausse après une brève période de baisse. L’unité se vend désormais entre 1,20 et 1,40 dirham sur les étals et chez les détaillants.. DR

Revue de presseAprès une baisse spectaculaire ayant ramené le prix de l’œuf à des niveaux historiquement bas, les cours s’envolent de nouveau sur les marchés nationaux, pour atteindre jusqu’à 1,40 dirham l’unité. Entre les fortes chaleurs ayant amputé la production des élevages, la spéculation et la multiplication des intermédiaires, le retour inattendu de la cherté fragilise à nouveau le pouvoir d’achat des ménages et suscite des appels pressants à une régulation stricte des circuits de distribution. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 01/09/2026 à 19h17

Les prix des œufs enregistrent une nouvelle hausse sensible dans les différentes régions du Royaume, après une brève période de baisse spectaculaire qui avait surpris les consommateurs. Sur les étals et chez les commerçants de détail, le prix de l’unité oscille désormais entre 1,20 et 1,40 dirham. «Cette remontée subite s’explique principalement par la loi de l’offre et de la demande, exacerbée par une baisse de régime marquée au niveau des unités de production et des circuits de distribution nationaux», indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 2 août.

Plusieurs facteurs concrets expliquent cette contraction soudaine de l’offre. D’une part, les vagues de chaleur successives qui ont touché le pays ont directement impacté la productivité des exploitations avicoles, entraînant une diminution notable des rendements globaux et des volumes mis sur le marché. D’autre part, les professionnels du secteur pointent du doigt la multiplication des intermédiaires dans la chaîne logistique, une dynamique d’intermédiation excessive qui pèse lourdement sur le prix final supporté par le ménage marocain.

Cette hausse intervient pourtant après une chute vertigineuse des cours constatée il y a seulement quelques semaines, lorsque le prix unitaire de l’œuf avait dégringolé jusqu’à atteindre le seuil inédit de 0,50 dirham, ramenant le plateau de trente unités aux alentours de 15 dirhams. Cet effondrement temporaire s’expliquait par une surproduction massive, le volume national ayant atteint un record de 8 milliards d’unités en 2025.

Le secteur semblait alors enfin tourner la page des crises cumulées depuis la pandémie de 2019 et le déclenchement du conflit russo-ukrainien en 2022, lesquels avaient lourdement grevé les trésoreries des éleveurs et réduit l’appareil productif. «L’arrivée de nouveaux investisseurs et l’extension de nombreuses fermes avaient insufflé une dynamique concurrentielle intense, inondant le marché d’une offre surabondante», souligne Al Ahdath Al Maghribia.

Cependant, l’équilibre de la filière s’est à nouveau rompu, ramenant la cherté sur le devant de la scène. Face à ces fluctuations brutales qui fragilisent le panier de la ménagère et entament le pouvoir d’achat des citoyens, les voix se multiplient pour réclamer un encadrement plus strict des circuits de distribution. Les acteurs civiques et économiques appellent à un renforcement des contrôles, à une lutte accrue contre la spéculation marchande et à une régulation efficace de l’approvisionnement des marchés afin de garantir une stabilité durable des prix de cette denrée de première nécessité.

Par La Rédaction
Le 01/09/2026 à 19h17