Corruption et dysfonctionnements à l’hôpital psychiatrique d’Agadir: des suspensions en série

Le nouveau CHU d'Agadir, dont dépend l'hôpital psychiatrique de la ville.

Revue de presseSuite à des soupçons d’extorsion de fonds, de corruption et de trafic d’ordonnances, le général Tarik El Harti, directeur du Groupement sanitaire territorial de la région de Souss-Massa, vient d’ordonner de suspendre, avec effet immédiat, l’ensemble des agents de sécurité du nouvel hôpital psychiatrique d’Agadir. Une décision radicale, qui démontre la fermeté de la nouvelle gestion des établissements médicaux de la région. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 13/10/2026 à 20h30

Le général Tarik El Harti, directeur général du Groupement sanitaire territorial de la région Souss-Massa, vient d’ordonner que l’ensemble des agents de sécurité de l’hôpital des maladies mentales et psychiatriques récemment inauguré près du Centre hospitalier universitaire d’Agadir fassent l’objet d’une suspension avec effet immédiat. Une mesure disciplinaire dont la fermeté s’explique par les dysfonctionnements répétés observés dans ces lieux, répertoriés dans une série de plaintes déposées à l’encontre de ces employés, indique Al Ahdath Al Maghribia de ce mercredi 14 octobre.

Parmi les griefs reprochés, des soupçons de corruption, d’extorsion de fonds, et des comportements contraires aux dispositions légales, où les agents incriminés ont outrepassé les missions qui leur sont dévolues. La gestion désordonnée des ordonnances médicales prescrites aux patients alimente aussi des inquiétudes à propos des risques d’une utilisation détournée, et donc illégale, de médicaments, ce qui peut être à l’origine de troubles sociaux.

Le général de brigade Tarik El Harti, à la fois médecin et officier militaire, récemment nommé à la tête du Groupement sanitaire territorial de la région Souss-Massa, s’est engagé dès sa prise de fonctions à mettre de l’ordre dans les établissements hospitaliers de la région de Souss-Massa. Ses décisions, fermes et rigoureuses, s’inscrivent dans la lignée de la mission qui lui a été confiée, affirme le quotidien.

Peu avant l’annonce de ces mesures disciplinaires, le délégué régional affecté par le ministère de la Santé avait fait part d’une série d’observations et d’avertissements au directeur de cet établissement public, à propos des comportements dont faisaient preuve les agents de sécurité. Le responsable avait malgré tout maintenu cette équipe d’agents de sécurité, qu’il connaissait bien, et qui avait reçu son ordre d’affectation à l’établissement qu’il dirigeait dans l’hôpital psychiatrique d’Inezgane, toujours dans la région de Souss-Massa), où lui-même exerçait auparavant des fonctions similaires.

Médecin militaire, le général Tarik El Harti a mis en œuvre, par les mesures disciplinaires qu’il a prises devant les multiples désordres constatés dans cet établissement hospitalier, les méthodes rigoureuses adoptées par les officiers de l’armée. Une démarche qui démontre la volonté de l’État de rendre les institutions civiles plus efficientes, par l’affectation de compétences dont l’expertise opérationnelle est avérée. Dans les régions, le nouveau modèle adopté pour les groupements sanitaires territoriaux exige en effet un pilotage à même d’assurer une étroite coordination entre les différents intervenants sur le terrain, d’initier de bonnes pratiques dans les habitudes du personnel soignant dans l’accomplissement de leurs missions, et de prendre, avec toute la fermeté requise, les décisions qui s’imposent au moment opportun.

Par La Rédaction
Le 13/10/2026 à 20h30