Sur la base de précieuses informations fournies par la Direction générale de la Surveillance du territoire (DGST), une opération minutieusement menée, mercredi dernier, par les éléments de la police judiciaire de la préfecture d’Al Fida-Mers Sultan, a conduit à l’interpellation d’un pharmacien et de son assistant en flagrant délit de trafic de comprimés psychotropes.
Ces derniers approvisionnaient directement le dealer mis hors d’état de nuire et percevaient en contrepartie des commissions financières, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 22 et 23 août.
Après l’enquête et la période de garde à vue, les trois personnes impliquées dans cette affaire devaient être déférées, vendredi, devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance d’Aîn Sebaâ, en état d’arrestation.
Les trois mis en cause seront poursuivis pour des infractions criminelles graves, notamment la possession et le trafic de comprimés psychotropes.
Dans le détail de cette affaire, poursuit la même source, la fouille effectuée par la police judiciaire sur le dealer a permis de découvrir en sa possession «25 ordonnances médicales destinées à faciliter l’acquisition de ces drogues».
Les investigations menées ensuite ont conduit les enquêteurs à «la saisie de 672 comprimés psychotropes de diverses catégories, d’un ensemble d’ordonnances médicales et de documents médicaux, ainsi que du registre professionnel officiel relatif à la traçabilité des médicaments psychotropes».
Lors de l’enquête, indiquent les mêmes sources, les deux professionnels du secteur pharmaceutique ont avoué qu’ils percevaient des commissions financières comprises entre 1.500 et 2.000 dirhams.
Cette enquête, ouverte sous la supervision du parquet compétent de Casablanca, se poursuit afin de déterminer les ramifications éventuelles de ce réseau criminel.




