Bouznika: une procédure de révocation engagée contre le président du conseil communal et sept élus

Le siège du conseil communal de Bouznika.

Revue de presseLe président du conseil communal de Bouznika, Tarik Elkhiari, du parti de l’Istiqlal (PI), et sept élus seraient en voie de révocation sur la base de l’article 64 de la loi organique n° 113-14 relative aux communes, qui fixe la procédure de suspension et de saisine du tribunal administratif en vue de la révocation des élus communaux. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 05/10/2026 à 21h48

Le gouverneur de la province de Benslimane a entamé la procédure de révocation du président du conseil communal de Bouznika, Tarik Elkhiari, du parti de l’Istiqlal (PI), et de sept élus de la même institution communale.

Des demandes d’explications leur ont été adressées afin qu’ils fournissent, dans un délai de dix jours, des éclaircissements écrits sur les irrégularités relevées dans un rapport établi par les équipes de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT), relevant du ministère de l’Intérieur.

La décision du gouverneur s’appuie sur l’article 64 de la loi organique n° 113-14 relative aux communes, qui fixe la procédure de suspension et de saisine du tribunal administratif en vue de la révocation des élus communaux, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghrebia dans son édition du mardi 6 octobre.

Selon le quotidien, les demandes d’explications ont été adressées, le 28 septembre 2026, au président Tarik Elkhiari, qui gère la commune depuis le 30 mai 2023, à son père Bouchta Elkhiari, qui était premier vice-président de l’ancien président Mohamed Karimine, révoqué et écroué, à Bouchaib Hamid, premier vice-président de l’actuel président, à Mustapha Ezzahraoui, troisième vice-président, à Rabiâa Chiki, sixième vice-présidente, à Laârbi Ettalî, président de la commission du développement humain et des affaires sociales et économiques, à Mohamed Hanini, vice-président de la commission chargée de l’urbanisme, et à Abdelali Naït Lahcen, conseiller.

La commission d’inspection, rappellent les sources du quotidien, avait débarqué dans la commune de Bouznika en novembre 2025 pour auditer ses comptes. La mission s’est conclue, après trois mois d’audit, par un rapport accablant le président de la commune et sept autres élus.

Les irrégularités touchent le secteur de l’urbanisme, où des autorisations de construction ou de lotissement ainsi que des permis d’habiter étaient délivrés sans respecter les lois en vigueur.

De même, la rubrique des dépenses était émaillée de dysfonctionnements et d’actes de mauvaise gestion, notamment dans les marchés publics, dont celui relatif aux médicaments.

Autant dire que l’accumulation d’irrégularités était suffisante pour activer l’article 64 de la loi organique n° 113-14 relative aux communes. «Cet article fixe la procédure de suspension et de saisine du tribunal administratif en vue de la révocation des élus communaux», ajoutent les mêmes sources.

Par La Rédaction
Le 05/10/2026 à 21h48