Aïd Al-Adha: des moutons pour toutes les bourses dans les marchés de bétail de Casablanca

Dans un marché de bétail à Casablanca. (A. Gadrouz / Le360)

Le 09/06/2024 à 08h22

VidéoÀ moins de dix jours de Aïd Al-Adha, une effervescence particulière anime les marchés de bétail de Casablanca. La pression monte auprès des familles qui n’ont pas encore acheté leur mouton pour le sacrifice, chacune cherchant le spécimen adapté à son budget. Et selon la race et la provenance de la bête, les prix vont de 1.500 à plus de 10.000 dirhams.

Avec la fête du sacrifice qui approche à grands pas, les marchés aux bestiaux de Casablanca et ses environs sont envahis par les acheteurs, pris entre le souci de la qualité et les contraintes budgétaires. Cependant les éleveurs se veulent rassurants, affirmant qu’une large palette de choix est disponible, avec des prix qui conviennent à tous les portefeuilles.

Ces marchés offrent une grande diversité de moutons, incluant des races locales et importées. Parmi les moutons locaux, les variétés les plus recherchées sont sans surprise, les célèbres Sardi et Bergui, alors que les moutons importés proviennent principalement de Roumanie, d’Espagne et du Portugal.

On s’en doute, sur le plan des tarifs, ces variétés ne sont pas logées à la même enseigne. Selon un éleveur local, le Sardi coûte environ 82 dirhams le kilogramme, tandis que le Bergui est vendu à 75 dirhams le kilogramme. Résultat, les prix démarrent à 3.000 dirhams pour les bêtes les plus menues, et dépassent rapidement les 5.000 dirhams à mesure que le poids augmente. À telle enseigne que la facture exigée pour un grand Sardi peut atteindre la bagatelle de 13.000 dirhams!

Du côté des races importées, les moutons sans cornes (appelés «fertass») se négocient autour des 60 dirhams le kilo, contre 65 dirhams pour les bêtes cornues. Là aussi, des différences existent selon les origines. Le plus accessible reste le mouton espagnol, qui s’affiche, pour une bête de taille moyenne, à des prix avoisinant les 1.800 dirhams, voire 1.500 dirhams pour les petits gabarits. Pour un poids similaire, ceux en provenance de Roumanie ou du Portugal réclament un surcoût de 500 à 600 dirhams.

Voilà qui explique la demande importante sur les marchés pour les moutons importés, comme le note cet éleveur-négociant en bétail interrogé par Le360. «Les moutons importés sont très recherchés, en raison de leur prix plus accessible. Et même s’ils sont généralement de taille plus petite, ils ont un âge approprié pour le sacrifice (entre six mois et deux ans, NDLR)», rassure-t-il.

Quid des races locales? «Les moutons locaux, bien que plus chers, sont également très prisés en raison de leur qualité supérieure. Le Sardi et le Bergui restent des choix populaires parmi les acheteurs», poursuit notre interlocuteur.

Par Fatima Zahra El Aouni et Adil Gadrouz
Le 09/06/2024 à 08h22