«Le dossier des unités industrielles implantées dans le quartier d’Anza, à Agadir, semble connaître une nouvelle avancée», rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 26 octobre. Le wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, Saïd Amzazi, a tenu, jeudi dernier, une réunion avec les responsables concernés et les propriétaires des usines de transformation du poisson et de fabrication de farine de poisson, régulièrement mises en cause pour les odeurs nauséabondes qu’elles dégagent et les rejets de déchets qui affectent le littoral.
À l’issue de cette rencontre, le wali a fixé un délai maximal d’un an pour le transfert de ces unités vers la zone industrielle de Drarga. Cette décision s’accompagne d’exigences strictes en matière de conformité environnementale et sanitaire, ainsi que de mesures dissuasives en cas de non-respect des normes imposées.
Depuis plusieurs décennies, ces installations suscitent l’inquiétude des riverains, qui dénoncent la dégradation de la qualité de l’air et les risques pesant sur l’équilibre de l’écosystème marin. Cette situation a progressivement exacerbé les tensions entre les exploitants industriels et la population locale.
Pourtant, le principe du transfert de ces unités industrielles ne date pas d’hier. Une décision préfectorale prise en 2016 prévoyait déjà leur délocalisation vers la nouvelle zone industrielle de Drarga. Dix années se sont écoulées depuis, sans que cette orientation se traduise par un changement tangible sur le terrain. Selon les éléments avancés dans ce dossier, les propriétaires des usines avaient pourtant bénéficié d’un nouvel espace industriel destiné à accueillir leurs activités.
Entre-temps, les plaintes des habitants et les interpellations des associations de la société civile se sont multipliées, sans parvenir à mettre un terme aux nuisances dénoncées. La persistance de cette situation a fini par replacer la question du droit à un environnement sain au cœur des préoccupations locales, notamment lors de la dernière session du conseil communal d’Agadir.
Face à la pression grandissante, l’intervention du wali marque une nouvelle étape dans la gestion de ce dossier. «La fixation d’un délai d’un an établit désormais une échéance précise, dont le respect sera déterminant pour les habitants d’Anza, longtemps confrontés à des promesses de délocalisation restées sans effet concret», écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Toutefois, l’enjeu ne se limite pas au déplacement géographique des installations. Le wali a également insisté sur la nécessité de s’attaquer aux sources mêmes de la pollution, en soumettant les unités concernées à des exigences techniques et écologiques rigoureuses, conformes aux normes internationales. L’objectif est clair : empêcher que les nuisances qui affectent aujourd’hui Anza soient transférées vers Drarga, au détriment d’autres populations et de nouveaux espaces naturels.




