À Ifrane, les sources naturelles offrent une parenthèse de fraîcheur au cœur de l’été

À l'ombre des arbres et au bord des sources d'Ifrane, familles et visiteurs viennent chercher un peu de fraîcheur pour échapper aux fortes chaleurs de l'été. (Y.Jaoual/Le360)

Le 12/07/2026 à 15h50

VidéoNichées au cœur des montagnes du Moyen Atlas, les sources d’Ifrane apportent une fraîcheur bienvenue en cette période de canicule. Face aux records de température enregistrés à travers le Maroc, ces espaces naturels attirent un public croissant, désireux de profiter, le temps d’un week-end, d’un cadre verdoyant et d’un climat plus clément, loin du tumulte des grandes villes. Reportage.

À quelques kilomètres d’Ifrane, les sources naturelles de la région offrent un refuge salvateur aux visiteurs en quête de fraîcheur face aux fortes chaleurs de ces derniers jours. À Aïn Zerrouka comme à Aïn Vital, familles et promeneurs s’installent au bord de l’eau, profitant d’un cadre verdoyant pour une parenthèse de détente.

Depuis plusieurs week-ends, ces sites très prisés affichent une fréquentation soutenue. À la recherche d’un peu de fraîcheur alors que le mercure franchit les 40°C dans de nombreuses régions du Royaume, des visiteurs affluent de Fès, Meknès, Azrou, Imouzzer Kandar, mais aussi de villes plus éloignées.

«Avec la chaleur écrasante de ces derniers jours, nous cherchons chaque week-end un endroit où nous rafraîchir en famille», raconte Sara, venue d’Azrou. À l’instar de nombreux visiteurs, elle a fait de Aïn Zerrouka un rendez-vous incontournable pour échapper aux fortes chaleurs et se ressourcer dans un environnement naturel préservé.

Pour d’autres familles, ces escapades sont avant tout l’occasion de partager un moment de détente au grand air. «Nous sommes venus profiter de la fraîcheur et passer une agréable journée avec les enfants. Ici, ils peuvent jouer, découvrir la nature et s’amuser dans un vaste espace en plein air», confie Mohammed, installé avec les siens au bord de la source.

Sur place, l’ambiance reste conviviale. Entre pique-niques, promenades et moments de repos à l’ombre des arbres, les visiteurs profitent d’un cadre qui contraste avec la chaleur ressentie dans plusieurs villes. «On vient ici pour l’air frais, le calme et la beauté des paysages. C’est un endroit où l’on peut vraiment se détendre», confie un autre visiteur.

Cette attractivité dépasse désormais largement les frontières de la province d’Ifrane. Selon Abdelali Adnane, président du Club UNESCO Atlas Maroc, la canicule a intensifié le besoin de reconnexion avec la nature. «Ifrane répond parfaitement à cette demande grâce à ses sources, ses forêts et ses panoramas exceptionnels», explique-t-il.

En plus de Aïn Zerrouka et de Aïn Vital, il souligne la richesse des sites environnants, tels que la vallée de Tizguite, Aïn Agbal, Ras El Ma, la forêt de cèdres, ainsi que les lacs Ouiouane et Tifounassine.

«L’eau reste l’atout majeur de ces destinations, qui deviennent de véritables alternatives aux lieux de villégiature classiques», ajoute-t-il.

Si ces havres de fraîcheur continuent d’attirer un nombre croissant de visiteurs, ils n’en demeurent pas moins des écosystèmes fragiles. Les déchets abandonnés sur certains sites rappellent que leur préservation dépend aussi du civisme de chacun. «Profiter de la nature implique de la protéger», rappelle Abdelali Adnane, plaidant pour un renforcement des actions de sensibilisation afin de préserver ces espaces naturels, véritables atouts du patrimoine touristique de la région.

Par Youssra Jaoual
Le 12/07/2026 à 15h50