1er mai: forte mobilisation syndicale dans plusieurs villes, la vie chère et les salaires au cœur des revendications

Importante mobilisation des travailleurs ce vendredi 1er mai à Casablanca, où des milliers de manifestants ont défilé pour dénoncer la vie chère et revendiquer de meilleures conditions sociales. (S.Belghiti/Le360)

Le 01/05/2026 à 17h10

VidéoÀ l’occasion de la Journée internationale du travail, célébrée dans plusieurs villes du Maroc, des milliers de manifestants ont investi les rues pour porter un cahier revendicatif axé sur la revalorisation des salaires, la préservation du pouvoir d’achat, le respect des libertés syndicales et l’institutionnalisation d’un dialogue social pérenne.

À Casablanca, une effervescence inhabituelle, notamment aux abords de plusieurs sièges syndicaux, a été observée, alors que la classe ouvrière commémorait la fête du Travail (1er mai) dans un climat marqué par une forte mobilisation autour des enjeux sociaux et économiques.

(F. El Karzabi et A. Gadrouz/Le360)

Les manifestants ont porté un ensemble de revendications à caractère socio-économique, au premier rang desquelles figurent l’amélioration du pouvoir d’achat, la revalorisation des salaires, la réforme des régimes de retraite et l’amélioration des conditions de travail de plusieurs catégories professionnelles, notamment les livreurs opérant dans le secteur informel. Ils ont également appelé au renforcement de la protection des droits sociaux et à la consolidation du dialogue social entre le gouvernement et les centrales syndicales.

(F. El Aouni et S. Belghiti/Le360)

La présence marquée des retraités lors de cette mobilisation a également retenu l’attention: ils ont exprimé leur mécontentement face à la dégradation de leurs conditions, appelant à des mesures concrètes pour garantir un niveau de vie décent, dans un contexte de renchérissement du coût de la vie.

À Fès, la classe ouvrière a célébré la Fête du Travail du 1er mai dans une atmosphère marquée par une forte mobilisation syndicale et la convergence des revendications sociales, au premier rang desquelles figurent le renforcement du pouvoir d’achat et la revalorisation des salaires.

Les manifestants ont appelé à l’amélioration des conditions de vie et à l’accélération du rythme des réformes destinées à la classe ouvrière marocaine, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la protection sociale et de garantir la dignité du travailleur.

(Y. Jaoual/Le360)

À cette occasion, une forte mobilisation des agents des entreprises de propreté opérant à Fès a été relevée, aux côtés des travailleurs du transport urbain et d’employés de plusieurs entreprises privées, venus exprimer leurs préoccupations liées à la stabilité de l’emploi et aux conditions de travail.

À Oujda, les travailleurs sont descendus dans la rue à l’occasion du 1er mai, transformant cette journée en une tribune de protestation face à une réalité sociale qu’ils jugent en crise. Ils dénoncent notamment la dégradation des conditions d’existence et l’aggravation de la précarité dans plusieurs secteurs clés, un constat qui illustre l’élargissement du fossé de confiance entre la classe ouvrière et son environnement économique et social.

(M. Chellay/Le360)

Les centrales syndicales de la ville ont durci le ton, dénonçant ce qu’elles qualifient de «situation misérable» touchant de larges franges de la classe ouvrière.

À Agadir, les organisations syndicales, réunies à l’occasion du 1er mai, ont dressé un constat alarmant de la situation sociale, dénonçant l’incapacité du gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités. Certaines ont même qualifié cette célébration de «funérailles».

(M. Oubarka/Le360)

Les syndicalistes ont dénoncé une situation «très préoccupante» pour la classe ouvrière. Selon eux, les conditions de travail se dégradent sous l’effet de l’inflation, de l’absence de revalorisation salariale et de l’insuffisance des mesures de soutien au pouvoir d’achat.

À Tanger, les centrales syndicales ont, lors de cette marche marquée par une forte mobilisation des agents de propreté, des employés de la société Amendis et des ouvriers de l’usine Renault, brandi un slogan fédérateur articulé autour de plusieurs axes majeurs, appelant à articuler la dynamique de développement économique avec le renforcement des acquis sociaux en faveur des ouvriers et des employés.

(S. Kadry/le360)

Les travailleurs ont également scandé des slogans appelant à la revalorisation des salaires, au renforcement du pouvoir d’achat et à l’accélération des réformes en faveur de la classe ouvrière marocaine, dans un contexte marqué par la persistance de la vie chère et la hausse des prix ces derniers mois.

Par La Rédaction
Le 01/05/2026 à 17h10