Voici, en chiffres, le bilan d’activité d’Interpol Rabat

Une scène de crime. (Photo d'illustration)

Une adhésion vieille de près de sept décennies... Depuis 1957, un an seulement après la création de la DGSN, le Maroc a bâti une coopération étroite avec Interpol. Rien qu’en 2025, pas moins de 7.100 demandes ont été traitées par le Bureau central national. Les détails.

Le 06/08/2026 à 12h15

Le Bureau central national (Interpol Rabat) a traité plus de 7.100 demandes en 2025. Une activité soutenue qui s’est traduite par des résultats concrets, avec la saisie de 395 véhicules volés, l’exécution de 36 extraditions internationales et l’arrestation de 57 individus recherchés à l’étranger, selon le dernier numéro de la Revue de police.

Il a également facilité la coopération sur 2.307 affaires de trafic international de voitures volées, suivi 120 commissions rogatoires internationales et diffusé 127 mandats d’arrêt internationaux.

Le bureau a, en outre, diffusé 3.173 avis de recherche nationaux à la demande de services étrangers et de notices rouges, publié 381 avis de recherche émanant des pays arabes et diffusé 858 notes d’arrêt des recherches internationales et 1.016 notes d’arrêt des recherches diffusées au niveau arabe.

En 2024, pas moins de «135 personnes recherchées internationalement, portant 25 nationalités différentes, ont été arrêtées sur le sol marocain, chiffre qui témoigne d’une coopération judiciaire aussi dense qu’efficace», peut-on lire.

La Revue rappelle, par ailleurs, que le Maroc a adhéré à l’Organisation internationale de police criminelle dès 1957, soit un an seulement après la création de la DGSN, «signe que l’ouverture internationale était inscrite dans l’ADN de l’institution dès ses origines».

Cette dynamique s’est confirmée ces dernières années. En novembre 2024, lors de la 92ème Assemblée générale d’Interpol à Glasgow, le Maroc a été élu vice-président de l’Organisation pour l’Afrique. Le directeur de la Police judiciaire, Mohammed Dkhissi, a recueilli le soutien de 96 pays membres pour accéder à ce poste.

Un an plus tard, en novembre 2025, le Maroc a accueilli à Marrakech la 93ème Assemblée générale d’Interpol. Les chefs de police de 196 pays se sont réunis dans la ville ocre, un événement sans précédent qui consacre le rayonnement international de la DGSN et la place de premier plan qu’occupe désormais le Royaume au sein de l’Organisation.

Des relations solides, une large coopération

Pour l’ancien président de l’Organisation internationale de police criminelle, le général-major Ahmed Naser Al-Raisi, les relations du Maroc avec Interpol sont solides et remontent à plus de sept décennies, marquées par une large coopération.

D’après lui, «le Maroc est un pays doté d’une position géographique stratégique, reliant l’Afrique, l’Europe et le monde arabe. Ces ponts essentiels représentent pour nous un grand espoir pour soutenir la sécurité, non seulement dans la région, mais aussi au niveau mondial».

De plus, «la présence du vice-président pour l’Afrique, Mohamed Dkhissi, constitue un apport très important pour l’organisation, que ce soit pour soutenir le continent africain, les pays qui en font partie, ou encore pour renforcer le rôle de l’organisation au niveau mondial», avait-il précédemment souligné dans une déclaration à la presse la veille de l’AG d’Interpol.

Par Hajar Kharroubi
Le 06/08/2026 à 12h15