La gestion des accréditations consacrées à la représentativité des femmes, notamment à travers les listes régionales, demeure entre les mains des décideurs des différents partis politiques, dans la plus grande confidentialité.
Jusqu’à présent, les noms des mandataires de ces listes, qualifiées de «listes de la rente», n’ont pas été dévoilés et aucune d’entre elles n’a été officiellement désignée.
«Cette situation soulève de nombreuses interrogations quant aux raisons qui poussent les dirigeants des partis politiques à maintenir le secret autour des informations relatives à ces listes électorales», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 30 juin.
D’autant plus que nul n’ignore que l’élection est presque garantie pour les mandataires de ces listes, qui ne sont pas tenues de descendre sur le terrain pour mener campagne.
Dans ce contexte, le quotidien revient sur un scandale qui vient d’éclater et qui pourrait provoquer une véritable onde de choc au sein d’un parti politique, voire dans l’ensemble du paysage politique.
Il s’agit, précisent les mêmes sources, «d’une responsable d’un parti politique qui aurait clairement menacé de se suicider si le chef de sa formation politique ne la désignait pas mandataire de la liste régionale réservée aux femmes».
Cette militante, qui est aujourd’hui montée au créneau en brandissant cette menace, aurait reçu la promesse d’être désignée mandataire de liste lors des précédentes échéances électorales. Des promesses qui, selon elle, n’auraient pas été tenues, ce qu’elle considère comme une trahison politique, écrit le quotidien.
D’après les sources du quotidien, «cette responsable aurait clairement formulé sa menace lors d’une réunion à huis clos dans le bureau du chef de son parti, en faisant savoir qu’elle révélerait tout dans une lettre d’adieu».
Cette affaire, souligne le quotidien, devrait interpeller l’ensemble de la classe politique afin de revoir les processus de désignation des mandataires des listes régionales réservées aux femmes, dans le respect des principes de démocratie interne, d’intégrité, d’égalité des chances et de transparence.




