S’exprimant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences a indiqué que l’amendement vise à modifier l’article 197 du Code du travail afin de permettre aux agents de sécurité de travailler, à l’instar des autres catégories de travailleurs, 8 heures par jour au lieu de 12. Il s’agit, selon le ministre de l’Emploi et de l’Inclusion économique, de lever enfin l’ambiguïté juridique.
La réforme du Code du travail est le résultat du dialogue social auquel le gouvernement est parvenu avec les syndicats et le patronat, représenté par la CGEM.
Lors de son intervention, Younes Sekkouri a rappelé que le dialogue social de ces dernières années a abouti à une revalorisation des salaires dans les secteurs public et privé, notamment du SMIG et du SMAG, ayant nécessité une enveloppe globale de 49,7 milliards de dirhams.
Il a annoncé par ailleurs que le prochain round du dialogue social se penchera sur la réforme des statuts particuliers des inspecteurs du travail et des ingénieurs.
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Réagissant au bilan du dialogue social, le chef du groupe parlementaire du Rassemblement national des indépendants, Yassine Oukacha, a salué les efforts fournis par le gouvernement en matière de hausse des salaires, tandis que son confrère Hassan Oumribat, député du Parti du progrès et du socialisme, a regretté le retard pris par l’Exécutif pour mettre fin au régime de 12 heures imposé aux agents de sécurité privée.
Il a également dénoncé le fait que ce projet de loi «ne sera examiné par le Parlement que lors de la nouvelle législature».




