Première étape de leur réconciliation, l'USFP et l'Istiqlal créent des comités de travail conjoints

Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).  . DR

L'Union socialiste des forces populaires (USFP) et l'Istiqlal, partis autrefois en conflit, semblent sur le point de concrétiser leur réconciliation. Une rencontre a réuni cette semaine, à Rabat, Driss Lachgar et Nizar Baraka, les leaders de ces deux partis, dits «historiques» au Maroc.

Le 21/02/2020 à 07h26

«Nous avons convenu au terme d’une réunion qui notamment regroupé Driss Lachgar et Nizar Baraka, de créer des groupes de travail», a indiqué un dirigeant socialiste, expliquant que ceux-ci, concerneront plusieurs volets thématiques, dont la politique, et les questions économiques.

Ces groupes de réflexion conjoints porteront également sur une concertation des membres de ces deux partis sur la conduite à tenir en vue des élections législatives de 2021.

Selon ce responsable de l’USFP, les leaders des deux partis vont "travailler ensemble, pour {la formulation de propositions concernant} la révision du code électoral, appelé à répondre aux attentes des partis politiques et de la société".

Cette rencontre entre Nizar Baraka et Driss Lachgar, tous deux accompagnés d’une délégation de leaders de leur parti respectif, a duré trois heures et a eu lieu au cours de la matinée du mardi 18 février dernier, au domicile du Premier secrétaire de l’USFP, dans le quartier résidentiel du Souissi. 

Un déjeuner, offert par le premier secrétaire de l'USFP à ses hôtes, a conclu cette rencontre.

L’USFP et l'Istiqlal formaient, dans les années 80, le noyau dur de la Koutla, le bloc démocratique qui regroupait également le Parti du progrès et du socialisme (PPS, alors dirigé par feu Ali Yata) et l'Organisation de l’action démocratique et populaire (OADP, dirigé par son fondateur, Mohamed Bensaïd Aït Idder).

La rencontre de mardi dernier entre les leaders de l’USFP et ceux de l’Istiqlal intervient quelques jours après une autre réunion, qui avait cette fois-ci regroupé les leaders de l'Istiqlal et ceux du PPS, deux partis aujourd’hui dans le camp de l’opposition.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 21/02/2020 à 07h26