Mondial 2030: les projets attirent investisseurs et multinationales

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Revue de presseL’organisation prochaine de la CAN 2025 et de la Coupe du monde de 2030, avec l’Espagne et le Portugal, fait du Maroc un point de mire pour les entreprises étrangères. De nombreux projets d’infrastructures sont à prendre. Une revue de presse du quotidien Assabah.

Le 17/05/2024 à 21h48

L’organisation conjointe par le Maroc, l’Espagne et le Portugal de la Coupe du monde de 2030 attire les entreprises internationales qui veulent investir dans le Royaume. Le Maroc, pour être prêt le moment venu, a décidé de lancer dès à présent une série de chantiers d’infrastructures, ce qui en fait un point de mire pour les investisseurs étrangers, écrit le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 18 et 19 mai.

Ainsi, les grands opérateurs mondiaux sont en lice pour les marchés de renforcement et d’extension des réseaux de transport, terrestre et ferroviaire, de construction hôtelière et de mise à niveau des infrastructures sportives.

Si l’on s’attendait à ce que des entreprises marocaines et espagnoles examinent les opportunités de coopération et d’investissement conjoints avec leurs homologues marocaines dans les chantiers relatifs au mondial, et c’est le cas, on s’attendait moins à cet engouement des opérateurs chinois, américains et européens pour des projets nécessitant des investissements colossaux.

Certains parmi les projets en question ont d’ailleurs déjà été lancés, relève le quotidien, évoquant notamment le chantier de mise à niveau des stades devant accueillir d’abord la CAN de 2025 et, par la suite, le Mondial de 2030.

C’est le cas notamment du grand stade de Tanger, dont la reconstruction a été confiée à une entreprise allemande. Il s’agit également du complexe sportif Moulay Abdellah de Rabat et du complexe sportif de Fès ainsi que du futur grand stade de Benslimane, d’une capacité de 115.000 spectateurs, dont la conception architecturale a été attribuée à un cabinet anglais très réputé.

La ministre de l’Économie et des finances a indiqué que l’organisation conjointe de la Coupe du monde de 2030 pourrait contribuer à la croissance du PIB, qui devrait atteindre 3,7% l’année prochaine. D’après la ministre, citée par le quotidien, l’organisation de ces deux compétitions aura un impact sur le Maroc en termes de développement économique et de création d’emplois.

De son côté, le spécialiste des politiques sportives, Moncef Elyazghi, également cité par le quotidien, estime que l’organisation des compétitions sportives internationales n’ont jamais été loin de considérations économiques et politiques.

L’organisation de compétitions internationales attire, en effet, l’investissement étranger et permet d’engranger des bénéfices économiques aussi bien en termes de croissance, d’emplois que de développement. De nos jours, poursuit le spécialiste, l’organisation d’un évènement sportif majeur ne se limite plus à préparer des terrains de sport, mais c’est toute une série d’infrastructures qu’il faut développer, à commencer par les routes qui les desservent, les centres commerciaux, les hôtels, les parkings, le réseau ferroviaire.

La mise en place de toutes ces infrastructures est de nature à contribuer sensiblement au développement économique du pays organisateur. Pour ce dernier, estime le spécialiste, confier la construction d’une autoroute, d’un stade, d’un aéroport à une société étrangère relève parfois de considérations diplomatiques et de la nature des rapports que le pays organisateur entend entretenir avec les pays d’origine de ces entreprises.

C’est ainsi, conclut le spécialiste, que certains pays vont jusqu’à revoir leurs positions politiques pour que leurs entreprises puissent soumissionner et même remporter les marchés d’infrastructures relatifs à l’organisation d’un évènement sportif de dimension mondiale.

Par Amyne Asmlal
Le 17/05/2024 à 21h48