Le marché du travail au Maroc a perdu pas moins de 173.000 emplois entre le deuxième et le troisième trimestre 2026, en dépit d’un taux de croissance d’environ 4,1%, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Dans sa récente note d’information relative à la situation du marché du travail, le HCP précise que «cette variation observée se concentre principalement en milieu rural, où le nombre de personnes en emploi contre revenu a baissé de 148.000, contre 25.000 en milieu urbain».
Dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, «les pertes ont été de l’ordre de 145.000 emplois, soit une baisse de 5,6%, contre 96.000 dans les services et 3.000 dans la construction», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 5 novembre, citant l’enquête du HCP.
«Le secteur de l’industrie a fait exception en créant 69.000 emplois durant la même période, soit une hausse de 4,8%, ce qui porte ses effectifs à 1.000.526 emplois, représentant ainsi 14,6% de l’ensemble des emplois créés à l’échelle nationale», note le quotidien.
D’après la même source, «le nombre de personnes au chômage strict s’est établi à 1.224.000, soit une augmentation de 103.000 par rapport au deuxième semestre». Le taux de chômage strict est ainsi passé de 9,5% à 10,5% au niveau national. Ce taux a augmenté de 0,6 point en milieu urbain, pour atteindre 12,5%, et de 1,5 point en milieu rural, pour s’établir à 6,9%, indique le HCP.
Selon le diplôme, le taux de chômage strict se situe à 18,1% chez les détenteurs d’un diplôme avancé, à 18,1% chez ceux ayant un diplôme intermédiaire et à 11,6% chez ceux ayant un diplôme de base. Il atteint 4,7% chez les personnes n’ayant aucun diplôme, précisent les mêmes sources.
De son côté, le taux de chômage strict des femmes a grimpé de 14,8% à 16,7% entre le deuxième et le troisième trimestre 2026, tandis que leur taux de participation stagne à seulement 18,1%, contre 65,6% chez les hommes.




