La gestion des accréditations consacrées à la représentativité des femmes, notamment à travers la formule des listes régionales, est assurée par les partis politiques les plus représentatifs dans la plus grande confidentialité.
Et ce, de peur des réactions et des protestations des militantes et des militants contre les processus de désignation des mandataires de ces listes, qualifiées par les médias de «listes de la rente».
Car, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition de ce mardi 23 juin, «les valeurs de transparence, de démocratie et d’intégrité dans la gestion de ces listes seraient reléguées au second plan et susciteraient de vifs débats».
Dans ce sillage, le quotidien rapporte les déclarations d’un ancien ministre du gouvernement Benkirane, qui a de nouveau braqué les projecteurs sur certaines pratiques ayant la peau dure dans les processus de désignation des mandataires de ces listes.
D’après la même source, poursuit le quotidien, «des montants astronomiques seraient évoqués dans la bourse des accréditations et atteindraient les 6 millions de dirhams dans certains cas», aurait précisé l’ancien ministre.
«Ces montants, qui interpellent à première vue, témoignent de la forte ambition de dinosaures du monde des affaires, qui n’ont aucune culture politique, aucun héritage culturel en ce sens et aucun lien avec l’institution législative», souligne le quotidien.
Ainsi, fait remarquer la même source, la puissance de l’argent est mise à contribution pour écarter les compétences, notamment celles qui ne disposent pas des moyens nécessaires. Ces pratiques, qui battent en brèche les principes de la démocratie, ne se limitent pas aux seules circonscriptions électorales locales, mais s’étendent également aux listes régionales dédiées aux femmes.
Dans ce registre, la réussite est presque garantie pour les mandataires de ces listes, qui ne sont pas obligées de descendre sur le terrain pour mener des campagnes électorales.
C’est pourquoi, constate le quotidien, ces postes de mandataires de listes demeurent réservés aux femmes proches des leaders politiques et parfois à leurs maîtresses. Ce qui porte préjudice à l’action électorale et partisane, ternit l’image de l’institution législative et creuse davantage le fossé entre les citoyens et la politique.




