Comment le Maroc consolide son ancrage stratégique au sein de l’Union africaine

Une séance plénière au sein du siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, Éthiopie.

Revue de presseMoins d’une décennie après son retour historique au sein de l’organisation continentale, le Royaume s’impose comme un acteur incontournable de la gouvernance africaine en décrochant de hauts postes de responsabilité au cœur des comités et des instances décisionnelles majeures. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 22/06/2026 à 19h40

Depuis son retour historique au sein de l’Union africaine en 2017, le Royaume du Maroc n’a cessé de renforcer son positionnement stratégique au cœur de l’institution continentale. À la suite des larges consultations régionales menées au niveau de l’Afrique du Nord, le Maroc s’est vu confier plusieurs postes de haute responsabilité au sein des différents organes et structures de l’organisation. «Cette nouvelle configuration témoigne de la place grandissante qu’occupe désormais le Royaume dans la gouvernance continentale, tout en illustrant son engagement continu en faveur des priorités stratégiques de l’Union, qu’il s’agisse des réformes institutionnelles, de la bonne gouvernance, du financement de l’organisation, de l’intégration économique ou encore de l’accompagnement face aux grands défis du développement», écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mardi 23 juin.

Dans ce contexte, le Maroc est parvenu à obtenir neuf postes de responsabilité de premier plan, arrivant en tête des pays de sa sous-région en matière de répartition des fonctions électives. Le Royaume assumera notamment la fonction de vice-président du comité ministériel chargé des candidatures africaines au sein du système international. De plus, il occupera le poste de vice-président du bureau du comité des contributions, un organe clé chargé d’évaluer les quotes-parts financières des États membres.

Au niveau des comités techniques spécialisés, indispensables à l’élaboration des politiques communes, le Maroc siégera au sein du comité de la justice et des affaires juridiques, ainsi que du comité du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des ressources minières.

En parallèle, le Royaume s’est vu attribuer la vice-présidence du bureau du comité des représentants permanents dédié aux réformes institutionnelles et présidera le sous-comité chargé des questions environnementales. Sa présence s’étend également au sous-comité dédié aux droits de l’homme, à la démocratie et à la gouvernance.

«Cette forte représentation s’illustre aussi par l’élection du Maroc en tant que membre du conseil d’administration du Centre africain d’études et de recherche sur les migrations, permettant à des experts marocains de contribuer activement aux travaux de cette instance», précise Al Ahdath Al Maghribia. Ce positionnement traduit la confiance accordée au leadership du Roi Mohammed VI, dont la vision africaine en matière de migration repose sur une approche humanitaire, solidaire et axée sur la responsabilité partagée. Grâce à ces neuf postes stratégiques, le Maroc concrétise son influence dynamique et sa contribution continue au fonctionnement de l’organisation.

Pour rappel, le Maroc avait officiellement réintégré sa famille institutionnelle le 30 janvier 2017 lors du sommet d’Addis-Abeba, après une absence de trente-trois ans, consécutive à son retrait de l’Organisation de l’unité africaine en 1984. Ce retour a marqué une rupture nette avec la politique de la chaise vide et a permis d’engranger d’importants succès diplomatiques, notamment sur la question de l’intégrité territoriale. La diplomatie marocaine a ainsi réussi à faire évoluer la gestion du dossier du Sahara, passant d’une posture de réaction à une dynamique d’initiative, neutralisant par la même occasion les manœuvres adverses au sein même des instances de l’Union.

«Cette démarche pragmatique offre au Maroc une présence directe indispensable pour défendre ses intérêts fondamentaux», ajoute Al Ahdath Al Maghribia. L’audace diplomatique déployée ces dernières années a favorisé une réintégration harmonieuse et accéléré la signature d’accords bilatéraux stratégiques avec de nombreux États du continent, ouvrant la voie à une nouvelle ère de coopération économique et de cohésion africaine.

Par La Rédaction
Le 22/06/2026 à 19h40