Le retard accusé dans l’annonce et la délivrance des accréditations des mandataires de listes par certains partis politiques dans plusieurs circonscriptions électorales locales alimente le suspense et provoque une situation d’attente angoissée chez certains notables et potentiels candidats.
Ces derniers, parmi lesquels figurent des parlementaires sortants, restent ainsi dans l’incertitude, même dans les cas où un accord de principe aurait été conclu avec la direction de leur parti.
«Cette situation se répercute sur l’organisation locale et provinciale ainsi que sur les préparatifs que ces notables comptent entamer dans leurs circonscriptions électorales», note le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 9 juillet.
Dans ce sillage, précisent les sources du quotidien, le Parti de l’Istiqlal (PI) serait particulièrement concerné par cette situation.
D’ailleurs, indiquent les mêmes sources, «des cadres istiqlaliens auraient mis en garde la direction du parti contre les conséquences de cette politique d’ambiguïté, qui serait délibérée, dans le processus de désignation des mandataires de listes».
Les mêmes sources font savoir que «le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, n’aurait pas pris de décision claire pour valider ou refuser les accréditations de certains candidats ayant formulé des demandes pour représenter la Balance dans plusieurs circonscriptions électorales locales».
Cette politique d’ambiguïté, fait remarquer le quotidien, aurait provoqué «la colère de certains Istiqlaliens et poussé d’autres, dont des candidats potentiels, à frapper aux portes d’autres formations politiques», dans la perspective d’obtenir une investiture pour se présenter aux élections législatives, prévues le 23 septembre prochain, en vue du renouvellement des membres de la Chambre des représentants.
Par ailleurs, indique le quotidien, le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a souligné, lors de la cérémonie de remise des diplômes de la deuxième promotion de l’Istiqlal Youth Academy (IYA), que «l’action politique demeure la véritable voie pour mener des réformes de l’intérieur des institutions et influer sur les décisions partisanes et publiques».
En insistant sur l’importance de la participation politique, le leader du PI a affirmé que son parti aspire «à investir dans les compétences des jeunes», soulignant que «l’adhésion au PI est un engagement au sein d’un parti national qui a lutté pour l’indépendance du pays et qui poursuit le combat pour l’édification d’un État moderne».




