Les services relevant du ministère de l’Intérieur, agissant de concert avec la présidence du ministère public, ont entrepris l’application des dispositions relatives au suivi des élections législatives fixées au 23 septembre prochain. Ces mesures visent à lutter contre les crimes et délits électoraux en recourant à des technologies avancées de détection des fraudes, parmi lesquelles figurent les écoutes téléphoniques ainsi que la surveillance des échanges sur les applications de messagerie, afin de démasquer les candidats qui useraient de l’argent pour séduire les électeurs.
Selon certaines sources, divers services de l’État ont déjà commencé à surveiller les agissements des personnes envisageant de se porter candidates aux prochaines élections législatives, en application de l’article 62 de la loi organique relative à la Chambre des représentants, entrée en vigueur le 16 mars dernier. «Ce texte instaure un cadre répressif rigoureux contre la corruption électorale, incriminant toute forme d’achat de voix ou d’atteinte illicite à la liberté du suffrage», rapporte Al Akhbar dans son édition du jeudi 4 juin.
La loi prévoit des peines d’emprisonnement allant de deux à cinq ans, ainsi que de lourdes amendes, qui frappent non seulement les auteurs principaux, mais également les bénéficiaires et les intermédiaires. Le texte précise que l’infraction est constituée, que l’influence ait été exercée directement, indirectement ou par l’entremise de tiers, et même en cas de simple tentative de dissuasion des électeurs de se rendre aux urnes.
Les mêmes sources soulignent que le ministre de l’Intérieur a adressé des instructions fermes aux walis, aux gouverneurs et aux agents d’autorité afin qu’ils surveillent les mouvements et les activités des candidats potentiels aux prochaines législatives. Une vigilance particulière est portée aux élus et aux présidents de communes qui envisagent de se présenter, notamment en ce qui concerne l’utilisation des moyens matériels des collectivités territoriales ainsi que des chantiers financés sur fonds publics à des fins de campagne électorale anticipée.
«Par ailleurs, il sera procédé à la création d’une commission centrale composée du ministre de l’Intérieur et du président du ministère public», souligne Al Akhbar. Parallèlement, des commissions régionales et provinciales seront mises en place au niveau des préfectures, des provinces, des préfectures d’arrondissements et des régions du Royaume afin d’assurer le suivi des opérations électorales. L’objectif est de garantir la transparence et l’intégrité du scrutin, dans une volonté ferme de contrer toute atteinte au caractère sacré des élections.




