Au fur et à mesure que l’échéance des prochaines élections législatives approche, les discordes semblent gagner l’intérieur de l’USFP, dans un contexte marqué par une intensification des débats et des divergences autour du dossier sensible des parrainages électoraux. Selon des sources partisanes concordantes, plusieurs leaders et des militants ont, lors de récentes rencontres de concertations, fait part de leurs inquiétudes. De leur avis, la procédure d’investiture des candidats pourrait bien devenir une nouvelle source de frictions.
Les désaccords se font plus vifs en ce qui concerne certaines circonscriptions électorales, où la concurrence est rude entre plusieurs prétendants à un rôle clé: celui de «l’investiture partisane», relaie Al Akhbar de ce mardi 2 juin. Les interlocuteurs du quotidien soulignent que dans plusieurs provinces et régions l’effervescence s’est accélérée. Des figures connues du parti «cherchent activement à s’assurer des positions avancées sur les listes ou à décrocher l’investiture dans des circonscriptions jugées particulièrement stratégiques», ont affirmé ces sources. Cette course aux postes a déjà commencé à générer des recompositions et des clivages entre certains responsables locaux et régionaux.
Dès lors, la direction de l’USFP se trouve confrontée à un véritable défi: gérer les équilibres internes avec doigté, et parvenir autant que possible à un consensus autour des candidats. Leur enjeu: éviter la répétition de scénarios déjà observés dans d’autres formations politiques, caractérisés par «des divisions internes, des démissions, voire des candidatures dissidentes de récalcitrants sous la bannière de partis adverses».
L’importance du dossier des investitures est d’autant plus grande que les leaders de l’USFP espèrent beaucoup des résultats du prochain scrutin, et aspirent à «renforcer leur présence dans les institutions élues et à retrouver une partie de leur rayonnement politique et organisationnel», écrit Al Akhbar, précisant que «cet objectif demeure tributaire de la capacité de la direction à absorber les divergences liées aux investitures, et à convaincre les différentes parties de la pertinence des mécanismes de sélection retenus».
Alors qu’aucun profil n’a encore été définitivement désigné, des interrogations se font de plus en plus insistantes: comment les leaders de l’USFP traiteront-ils ce dossier épineux dans les semaines à venir? Selon le quotidien, «tout dysfonctionnement dans sa gestion pourrait fragiliser l’unité et la cohésion du parti», alors même que ses différentes composantes ont au contraire pour priorité de «concentrer leurs efforts pour aborder des élections promises comme décisives dans le remodelage de la prochaine carte politique nationale».




