Législatives: ces patrons d’entreprises qui se présentent aux élections

Les formations politiques marocaines misent de plus en plus sur des dirigeants et entrepreneurs pour composer leurs listes de candidats aux prochaines élections législatives.. DR

Revue de presseÀ l’approche des prochaines élections législatives, les formations politiques marocaines intensifient le recrutement de candidats issus du monde de l’entreprise afin de structurer leurs listes électorales. Alors que la proximité avec le milieu économique est désormais perçue comme un levier stratégique pour l’investissement, plusieurs dirigeants du secteur privé, entrepreneurs et technocrates ont choisi de s’engager activement dans la course parlementaire, illustrant une porosité croissante entre la sphère des affaires et l’action publique. Cet article est une revue de presse tirée de Challenge.

Le 30/06/2026 à 19h39

Dans la perspective des prochaines élections législatives au Maroc, plusieurs formations politiques misent de plus en plus sur des profils issus du monde économique et entrepreneurial pour constituer leurs listes de candidats. «Bien que la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) conserve un statut apolitique, la proximité avec le milieu des affaires s’affirme comme un argument stratégique majeur, axé sur l’investissement et le développement économique», indique le magazine hebdomadaire Challenge.

Au sein du Rassemblement national des indépendants (RNI), la présence de cadres et d’entrepreneurs est particulièrement marquée. Karim Zidane, ingénieur et actuel ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, se présente dans la circonscription de Youssoufia après un parcours professionnel de dix ans au sein du constructeur automobile allemand BMW et une implication dans des réseaux de transfert de compétences.

À Taroudant-Nord, le RNI aligne Lahcen Essaadi, actuel secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, qui dirigeait auparavant l’agence de conseil en stratégie et en communication Strat Up. Par ailleurs, bien que sa candidature ne soit pas encore officialisée, le nom de Mbarka Bouaida, ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères, ancienne secrétaire d’État à la Pêche maritime et actuelle présidente de la région Guelmim-Oued Noun, est évoqué pour représenter le RNI. Cette dernière est issue d’une famille d’entrepreneurs et a exercé des fonctions exécutives au sein du groupe Holsatek/Petrom, actif dans les hydrocarbures, la logistique et l’agroalimentaire. Hicham Aït Menna, président du Wydad Athletic Club et député sortant du RNI à Mohammédia, se prépare également à briguer un nouveau mandat.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) intègre également plusieurs profils issus du secteur privé. Adib Benbrahim, nommé secrétaire d’État chargé de l’Habitat, se présente à Rabat-Agdal après avoir quitté ses fonctions et cédé ses parts au sein du cabinet Horwath Maroc Audit et du réseau Crowe Global afin de se conformer à la réglementation relative aux conflits d’intérêts.

À Meknès, Anass El Ansari, figure de l’industrie textile marocaine issue d’une famille historiquement liée au parti de l’Istiqlal, brigue un siège sous les couleurs du PAM. À Fès-Sud, le parti reconduit le député et investisseur Aziz Lebbar, tandis qu’à Fès-Nord, l’homme d’affaires Mouhssine Azami fait son entrée en lice pour succéder à la parlementaire Khadija Hajjoubi, pressentie pour conduire la liste régionale des femmes dans la région Fès-Meknès.

Anouar Sabri participe également au scrutin législatif. Député sortant à la Chambre des représentants, où il siège à la Commission des secteurs sociaux et préside le groupe de travail thématique sur l’intelligence artificielle, il est le fondateur du groupe Imperium, une structure spécialisée dans la data et l’intelligence économique, créée il y a vingt-cinq ans, et préside l’association Les Impériales.

Par La Rédaction
Le 30/06/2026 à 19h39