L’alliance scellée entre la Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le Parti socialiste unifié (PSU) se heurte déjà à des désaccords provoqués par la course aux accréditations dans certaines circonscriptions électorales locales. «Ces frictions au sein des appareils partisans des deux formations politiques autour du processus électoral pourraient impacter la coordination entre les deux parties», ont signalé des sources à Al Akhbar de ce mardi 9 juin.
Selon ces interlocuteurs, «des tensions seraient survenues particulièrement dans certaines circonscriptions électorales où les représentations locales de chaque parti de l’alliance se voient favorites pour représenter l’Alliance, alors que les directions optent pour d’autres profils», ce qui a «alimenté des divergences entre les deux partis politiques autour des critères suivis pour le choix des candidats qui défendront les couleurs de l’alliance aux prochaines élections législatives». Ces divergences, indique le quotidien, ont conduit à l’organisation de «consultations, qui ont été menées entre les deux formations politiques, mais qui n’auraient pas réussi à désamorcer les tensions», ce qui a accentué «ces tensions, notamment dans certaines circonscriptions où il y aurait une forte concurrence entre plusieurs candidats».
Selon les sources du quotidien, «plusieurs observateurs estiment que la problématique des accréditations aux élections constitue un véritable défi pour les alliances politiques pendant chaque étape électorale», à cause de «calculs électoraux complexes et [du nécessaire maintien] d’équilibres organisationnels». La gestion de ces listes en devient donc, explique Al Akhbar, «un facteur déterminant dans la préservation de l’alliance et de sa cohésion».
C’est la raison pour laquelle «les directions des deux partis politiques font savoir que «le dialogue se poursuit toujours», précisant que «les désaccords soulevés aujourd’hui ne pourraient pas rendre la poursuite de cette entente politique impossible et provoquer une rupture définitive». Bien au contraire, estiment les sources d’Al Akhbar, «les débats déclenchés dénotent une vitalité organisationnelle et une volonté commune en vue d’aboutir à des options consensuelles qui prennent en compte les intérêts des différentes parties et préservent l’unité du projet politique de l’alliance».




