Lors d’un meeting électoral qu’il a présidé à Rabat, Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a vivement critiqué les partis de la majorité gouvernementale sortante. C’est ce que rapporte Assabah dans son édition du 15 septembre.
«Au lieu de présenter le bilan de leur action, ils ont endossé le rôle de l’opposition», a-t-il fait remarquer, soulignant que «la force des partis politiques ne s’évalue pas par le nombre de sièges qu’ils remportent lors des élections, mais par le degré de leur influence dans la vie politique, la défense des droits des citoyens et des constantes de l’État».
Lors de ce meeting organisé à Rabat pour la présentation des candidats de l’USFP, il a ajouté que «même si ces partis politiques remportent des sièges au niveau local, régional ou national, ils n’ont pas d’influence dans la vie politique du pays». En revanche, d’après lui, «les partis les plus forts sont ceux qui montent au créneau chaque fois qu’il s’agit des revendications des citoyens», note Assabah.
Les critiques du premier secrétaire de l’USFP n’ont pas épargné le chef du gouvernement sortant, Aziz Akhannouch, qu’il a accusé de marginaliser les partis politiques dans les grandes questions et affaires nationales, citant en exemple la gestion du séisme d’El Haouz.
Ensuite, poursuit le quotidien, il a orienté ses tirs vers le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, notamment au sujet de l’initiative visant à constituer une commission d’enquête parlementaire et des débats au Parlement.
À ce propos, il l’a accusé d’orchestrer des mises en scène au Parlement, faisant remarquer que «les prises de position courageuses ne se traduisent pas par des spectacles et des cris, mais par une action sérieuse au quotidien ». De même, il a reproché aux ministres de la Lampe et à leur chef d’avoir tiré profit de la retraite des ministres et de verser dans le populisme.




