Habitations réquisitionnées par la mairie à Rabat: des élus accusés de collusion

Les procédures d’expropriation et les décisions de démolition visant certaines habitations dans plusieurs quartiers de Rabat ont placé des élus de la mairie de la capitale sur la sellette.

Revue de presseLa confiance qui devait régir les relations entre les élus et leurs électeurs a cédé la place à la méfiance, creusant davantage le fossé entre les citoyens et la sphère électorale. À Rabat, des élus ont validé des décisions qu’ils peinent aujourd’hui à défendre, suscitant la colère de la population. Une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 10/03/2025 à 20h23

Les procédures d’expropriation et les décisions de démolition visant certaines habitations dans plusieurs quartiers de Rabat ont placé des élus de la mairie de la capitale sur la sellette.

Lors de leur campagne électorale, ces élus avaient promis à leurs électeurs, dans les différentes circonscriptions, de défendre leurs droits, de les soutenir et de plaider en faveur de leurs revendications. Or, lors des sessions ordinaires et extraordinaires de la mairie portant sur ces procédures et décisions controversées, ils ont soit voté en faveur du projet communal, soit choisi de s’abstenir.

Cette attitude des élus, qui n’ont pas honoré leurs engagements, a provoqué l’indignation des habitants, explique Al Akhbar dans son édition du mardi 11 mars.

De plus, poursuit le journal, le comportement de ces élus, désormais sous le feu des critiques, accentue la fracture entre les citoyens et la politique, renforçant la défiance envers le processus électoral et la participation politique.

Abandonnés par ceux qui étaient censés les représenter et défendre leurs intérêts, «des citoyens traumatisés se retrouvent aujourd’hui menacés d’exclusion, sans indemnisation équitable ni solution de relogement garantissant leur dignité», soulignent les sources citées par Al Akhbar.

Par ailleurs, de nombreux habitants affirment que leurs doléances et courriers à ce sujet sont restés sans réponse, nourrissant un profond sentiment d’abandon face à cette situation difficile.

Face à cette crise, Al Akhbar rapporte que plusieurs acteurs de la défense des droits humains exhortent les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin d’éclaircir les circonstances dans lesquelles ces décisions ont été prises et d’établir les responsabilités des élus ayant voté en leur faveur ou s’étant abstenus.

Des sources au sein de l’Arrondissement Hassan et de la mairie de Rabat ont déclaré au quotidien que «le projet d’élargissement de certains boulevards de la ville avait été approuvé par la majorité des élus, en présence de tous les groupes, à l’exception de la Fédération de la gauche qui s’était abstenue, faute d’avoir reçu les détails du projet».

Par Mohamed Younssi
Le 10/03/2025 à 20h23

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Être pauvre et habiter des quartiers jugés bons pour être démolis et rapporter gros , est une malédiction

Mettre les gens à la rue pendant le mois sacré du Ramadan, montre un grand "Khalal" ... La majorité des victimes s'adresse directement au souverain pour stopper l'hémorragie. Cela fait longtemps que l'exécutif actuel est à "la masse". Il ne comprend pas ce qu'il fait. En effet, par exemple du jour au lendemain, le prix de la sardine qui passe de 30 Dh à 5 Dh grâce à un honorable marocain, montre qu'il y a des taupes aux responsabilités

Non, ils étaient avertis depuis belle lurette. Mentir en ce mois de Ramadan est haram. Certains de chez nous doivent savoir se prendre en charge et d'arrêter de profiter avec des loyers à 50-100 DH mois. À lire sur le 360 : Casablanca: des «villas» et des appartements de la commune loués à 50 et 100 dh/mois.Conseil de la Ville de Casablanca vient de procéder à l’inventaire de ses biens immobiliers. Un cabinet d’études a ainsi recensé 14.000 habitations, dont des appartements et des maisons pourvues d’un jardin, loués à des prix dérisoires, voire gratuitement exploités. Ce phénomène existe sur tout le territoire national, non seulement à Casablanca, Rabat et autres. Il est inadmissible que certains de nos compatriotes travaillent durs pour payer leur crédit immobilier ou leur loyer. Donc?!

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