Exclusif. El Othmani à Le360: «La majorité continuera à travailler ensemble»

Saâd Eddine El Othmani, chef du gouvernement et secrétaire général du PJD. . DR

Le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani a confirmé, vendredi 8 février à Le360, que la réunion des six partis de la majorité a conclu à «la poursuite de l'action partisane commune» après la sortie fracassante d’Abdelilah Benkirane contre Aziz Akhannouch.

Le 09/02/2018 à 12h07

«La réunion des partis politiques composant la majorité gouvernementale s'est déroulée jeudi soir dans de bonnes conditions. Les six partis ont un programme commun à mettre en œuvre, ils continueront à travailler dans ce sens», s’est confié à Le360 Saâd-Eddine El Othmani.

Une source gouvernementale a par ailleurs indiqué que la réunion de la majorité a préconisé à ses membres de s'abstenir de parler en son nom. «Seul El Othmani a le droit de communiquer à ce propos», a-t-on indiqué.

Interrogée sur l'absence des ministres du RNI jeudi du conseil du gouvernement, cette source a indiqué que «ces derniers étaient simplement en déplacement, presque tous à l'étranger. Personne d'entre eux n'a évoqué publiquement un motif de boycott». 

«Akhannouch était à Berlin, Bouaida à Tokyo, Aujjar à Tokyo, Boussaid à Abou Dhabi et Talbi Alami à Laâyoune», a-t-on assuré.

Dans les milieux politiques, on a lié cette absence à un mécontentement du RNI après les propos acerbes de Benkirane, ex-chef du PJD et du gouvernement à l'encontre d'Aziz Akhannouch.

«La réunion du conseil du gouvernement est de type constitutionnel. Il faut le souligner, a-t-on observé. Aucun membre de la majorité, c'est-à-dire un ministre, ne peut la boycotter du simple fait de l'existence d'un différend entre une de ses composantes. Le différend se discute et se règle au sein des partis politiques la composant et non pas par un boycott de la réunion de l'Exécutif», souligne un obsevrateur. 

Pour autant, il est difficile de croire que l’absence de tous les ministres du RNI du conseil soit due au même agent (déplacement). Cette absence a tout l’air d’une décision dûment réfléchie pour riposter à l’attaque de Benkirane… A cela, il faudrait ajouter les critiques adressées par Mustapha El Khalfi à Rachid Talbi Alami à l'issue du Conseil de gouvernement, au sujet des prières d'Al Fajr et du vendredi dans les colonies de vacances.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 09/02/2018 à 12h07