Es-Smara: quatre jours après l’attaque terroriste du Polisario, la population dénonce un «acte lâche»

Le 08/05/2026 à 19h03

VidéoQuatre jours après les tirs de projectiles près de la prison locale d’Es-Smara, Le360 s’est rendu sur place pour documenter les lieux de l’incident et recueillir les réactions des habitants, unanimes dans leur condamnation d’un acte qu’ils qualifient de «lâche et terroriste».

Quatre jours après la chute de projectiles aux abords de la prison locale d’Es-Smara, la ville a retrouvé son calme. Le360 s’est rendu sur place pour relater les détails de cet incident et en documenter les conséquences.

À travers les témoignages des riverains ressort une vive condamnation de cet acte visant la sécurité des civils et la stabilité de la ville. Tous ont réaffirmé que de telles actions ne sauraient entamer l’attachement de la population à la stabilité et à l’intégrité territoriale du royaume.

Un notable des tribus sahraouies a dénoncé ce qu’il a qualifié d’«acte terroriste lâche». Il a insisté sur le fait que les habitants des provinces du Sud restent fermement attachés à leurs valeurs nationales et rejettent toute manœuvre visant à semer la peur ou à perturber la dynamique de développement que connaît la région.

Tout a commencé mardi 5 mais lorsque deux projectiles sont tombés près de la prison locale, blessant une femme. Les autorités compétentes ont immédiatement ouvert une enquête technique et de terrain pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque. La ville a rapidement retrouvé son calme grâce à la vigilance des autorités et à la cohésion de ses habitants. Ces derniers ont, une fois de plus, exprimé leur rejet catégorique de toute forme d’agression portant atteinte à la sécurité et à la stabilité des provinces du Sud.

L’ambassade des États-Unis à Alger a lancé une mise en garde cinglante contre l’Algérie, dans un message publié sur X ce vendredi 8 mai, après l’attaque revendiquée par le Front Polisario. «Le statu quo ne sert les intérêts de personne et ne peut plus durer», a martelé la représentation diplomatique, relayant avec fermeté la condamnation sans équivoque de cette agression par la mission américaine auprès de l’ONU, exprimée dès le 6 mai.

«Nous condamnons les attaques du Front Polisario à Es-Smara. Une telle violence menace la stabilité régionale et les progrès réalisés vers la paix. Ces actions sont incompatibles avec l’esprit des récentes discussions. Le moment est venu de mettre fin à ce conflit vieux de 50 ans», avait déclaré la mission américaine auprès de l’ONU. «Comme l’affirme la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, le plan marocain d’autonomie trace la voie vers la paix au Sahara occidental. Nous appelons tous ceux qui résistent à la paix à s’engager sincèrement pour un avenir meilleur. Le statu quo ne peut plus durer», pouvait-on également lire.

L’acte terroriste a été revendiqué avec cynisme par le Polisario dans un communiqué diffusé par son agence de propagande, la SPS. Derrière cette milice, c’est Alger qui est pointé du doigt, accusé de financer, armer et couvrir ces agissements. Une réalité que les États-Unis ne peuvent plus ignorer, comme en témoigne la fermeté de leur réaction.

Par Hamdi Yara
Le 08/05/2026 à 19h03